Escapade aux Pays-Bas (2)

Ce matin, la pluie est de nouveau au rendez-vous. Il faudra faire avec et restreindre le nombre de photos à l’extérieur !

 

Par la fenêtre de notre chambre ( au 8ème étage), nous avons une vue sur les tours qui dominent la ville universitaire de Groningen.

 

La vue plongeante sur la circulation montre une ville très animée où 57% des trajets « intra-muros » sont effectués à vélo. Les piétons doivent se méfier !

 

 

Le paysage

 

Devant nous, le clocher de l’église Aa (« Aa-Kerk » ou « A-Kerk »). Elle est masquée par la grande roue de la fête foraine.

 

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Sur notre droite, la tour Martini (« Martinitoren »), l’un des plus hauts clochers (96 m) des Pays-Bas. Elle s’appelle D’olle Grieze (‘le vieux gris’) pour les habitants de Groningen.

 

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Sur la gauche, la tour de l’église Saint-Joseph, de style néo-gothique, bâtie à partir de 1887 sur les plans de l’architecte Pierre Cuypers. C’est la cathédrale catholique de la ville.

 

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La tour de 76 m est surnommée populairement la « dronkemanstoren » car elle est de forme hexagonale et sur chaque coté on aperçoit chaque fois deux cloches. On voit donc chaque fois double !

 

Ce matin, visite de la ville et du Groninger Museum

 

Nous nous faufilons entre les gouttes.

 

Vue d’en bas, la tour Martini est vraiment imposante.

 

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L’ancien cimetière (« Martini Kerkhof »,) est un joli square bien calme, bordé de belles façades.

 

Le petit clocheton de la « Provinciehuis » paraît bien petit au pied de l’immense tour Martini.

 

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Juste à coté, la « Huis met de Drie Koningskoppen » datant de 1559, est une reconstruction d’un bâtiment voisin démantelé en 1893.

 

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La façade en pierres de sable ( dite de « Bentheimer ») est ornée de trois médaillons avec les portraits d’Alexandre le Grand, du Roi David et de Charlemagne.

 

Plus loin, on remarque cette ancienne cure de l’église Sainte-Walburge.

 

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On vient de fêter l’anniversaire de la libération de la ville en 1945 (5 mai ).

 

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Pas loin de la Grand-Place, voici l’ancien bureau de l’or (« Goudkantoor ») qui abrita de 1814 à 1887 le bureau de contrôle des orfèvres.

 

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Sur le fronton ; « Date Caesaris quae sunt Caesaris – Anno Domini 1635 ». (« Rendez à César ce qui appartient à César »).

 

 

 

Le Groninger museum

 

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Il étonne, il plaît ou déplaît, mais le Groninger Museum ne laisse pas indifférent.

 

Moins célèbre que le Rijkmuseum à Amsterdam, il reste l’un des musées néerlandais les plus importants des Pays-Bas. Il a fallu la volonté de fer d’un directeur ambitieux pour permettre au musée de Groningue, vieux de plus d’un siècle, de se faire une place parmi les hauts lieux du monde de l’art depuis les années 90.

 

Localisé sur une île, il est traversé par un pont qui joint la gare au centre de la ville. C’est donc un point de passage « obligé » !

 

Le projet, conçu par Alessandro Mendini et inspiré du style du groupe de Memphis, a également bénéficié des contributions de Philippe Starck, de Michele De Lucchi et des architectes de l’agence Coop Himmelb(l)au.

 

L’ensemble du musée forme une île artificielle et se compose de trois pavillons : un de forme circulaire (Michele de Lucchi et Philippe Starck), un de style déconstructiviste (Coop Himmelb(l)au) et une tour centrale de 60 m de haut, recouverte de plastique lamifié doré (Alessandro Mendini). Le pont qui relie l’île aux deux rives est également l’itinéraire le plus direct entre la gare centrale et le centre historique de Groningue.

 

Alessandro Mendini est mandaté en 1987 par le directeur Frans Haks afin de concevoir un nouveau musée, en remplacement de celui, désormais trop exigu, situé dans le centre-ville et qui soit, selon une ambition commune aux deux hommes, une œuvre d’art « globale », une osmose parfaite entre l’art, l’architecture et le design. Pour la réalisation de 2 des 3 pavillons, Frans Haks impose la collaboration des designers Michele De Lucchi, Philippe Starck et du peintre Frank Stella. Le projet de ce dernier1, jugé trop complexe et onéreux, est abandonné et remplacé par celui de l’agence Coop Himmelb(l)au, sollicitée en urgence.

 

Le musée, dont le coût s’élève à 40 millions de florins, a été financé pour 25 millions de florins par la compagnie N.V. Nederlandse Gasunie (en) qui offre ainsi, pour son 25e anniversaire, un présent à la ville de Groningue.

 

Il pleut encore !

 

Donc pas de photos personnelles de l’extérieur du bâtiment.

 

 

Dés l’entrée un escalier majestueux nous accueille. Une oeuvre pointilliste.

 

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Nous voilà guidé dans deux des expositions présentées.

 

 

La première, « Capita selecta II » présente des oeuvres d’artistes contemporains extraites des collections du musée.

 

Plusieurs disciplines artistiques sont présentées : peinture, sculpture, mode, photographie et design. On y trouve aussi quelques oeuvres chinoises, reflets d’un grand développement artistique après la mort de Mao.

 

Nous sommes accueillis par ce « Sphynx » de Marc Quinn.

 

 

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Un groupe de trois tables réalisées par Joris Laarman et constituées d’une multitudes de petits cubes (« voxel ») assemblés à l’aide d’un bras robotisé (« ABBY »). Une dimension différente de cubes a été utilisée pour chacune des tables, faisant ainsi varier la résolution spatiale.

 

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Ce décor de mode est tout aussi surprenant. Je n’ai pas retenu le nom de l’artiste .

 

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Des objets de la vie courante ont été métallisés. Au mur les grand panneaux graphiques sont réalisés par ordinateur.

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Un immense jeux d’échec occupe toute une pièce.

 

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Le créateur de cette installation est Jaime Hayon, artiste et designer espagnol installé à Londres.

 

Elle a été présentée à Londres, Trafalgar Square en 2009.

 

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Pour réaliser la monumentale installation, l’artiste a obtenu l’aide de deux firmes italiennes pour lesquelles il a déjà travaillé : Bosa Ceramiche pour les pièces géantes et Bisazza pour la mosaïque de verre de l’échiquier londonien.

 

Mais ce qui fait surtout la force du projet, au-delà de son côté mégalo, c’est qu’il tire son inspiration du patrimoine londonien et de l’histoire même de l’Angleterre. Non seulement avec les multiples références architecturales des pièces, mais aussi en rappelant que la bataille de Trafalgar (1805) fut menée par Nelson à la manière d’un jeu d’échecs, toute la stratégie de l’amiral consistant à déplacer ses vaisseaux tels des pions, roi, reine et tours.

 

Plus loin, quelques photographies entoure cette robe de verre qui n’est vraiment pas portable !

 

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 Une autre collection nous retient, celle de Gustav Rau (1922-2002), médecin tropical au Zaïre et grand collectionneur d’oeuvres d’art, entre autres Fra Angelico, Van Goyen, Van der Neer, Bonnard, Snyders, Fantin-Latour, Monet, Liebermann, Sérusier, Vuillard, Sisley et Morandi.

 

Cette collection comporte plus de 800 oeuvres en peinture et sculpture et survole 5 siècles de l’histoire artistique européenne.

 

Elle est restée cachée jusqu’en 1999, et en 2001, la collection fût donnée à l’UNICEF.

 

Né à Stuttgart en 1922, le collectionneur et mécène allemand Gustav Rau appartenait à une puissante famille d’industriels. Il hérita de l’entreprise familiale, sans grand goût pour le développement technique en matière automobile, mais attendit 1972 pour vendre sa firme – pour 400 millions de deutsche Mark – et pour se consacrer à ses deux vraies passions : l’enfance malheureuse et les œuvres d’art. Il s’installa au Nigeria et dans l’actuelle République démocratique du Congo, où il fonda, à Bukavu, une école-hôpital d’un type nouveau, car il avait compris que l’accès à l’instruction et à de meilleurs soins hospitaliers allaient de pair.

 

 Au fil des salles visitées ……..

 

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Et pour terminer, le « post-modernisme » des années 1980 – 1990

 

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Et cet étrange personnage qui nous défie en ne respectant pas notre vision de la mode masculine !

 

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P.S. La visite étant guidée en Néerlandais du Nord pas facile à comprendre, il pourrait y avoir des erreurs dans ce texte. N’hésitez pas à me corriger. Merci

 

Pour compléter :

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Groningue_%28ville%29

 

http://nl.wikipedia.org/wiki/Bentheimer_zandsteen

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Groninger_Museum

 

http://vimeo.com/groningermuseum

 

http://www.leforum.nl/index.php/report-section/39-reportages/73-le-groninger-museum

 

http://www.groningermuseum.nl/bezoeken

 

http://www.telerama.fr/scenes/alessandro-mendini-le-designer-hyperhumain,84667.php

 

http://www.boumbang.com/marc-quinn/

 

http://www.jorislaarman.com/#/winter_alpha/ivy

 

http://www.jorislaarman.com/mx3d-metal.html

 

http://www.elle.fr/Personnalites/Joris-Laarman

 

« Digital Matter » | Abby The Robot by Joris Laarman http://youtu.be/50apIGRSLeM

 

http://evasion-voyage.blogs.nouvelobs.com/archive/2009/08/26/echec-et-mat-a-trafalgar.html

 

http://www.hayonstudio.com/art/

 

http://www.dezeen.com/2013/11/16/jaime-hayon-funtastico-exhibition-groninger-museum-interview/

 

http://www.unicef.de/blob/25128/c9b56822d36dc1345f05c7ba0717386b/background-information-collection-rau-for-unicef-092013-pdf-data.pdf

 

http://www.sothebys.com/fr/news-video/blogs/all-blogs/sothebys-at-auction/2013/06/gustav-rau-collection-unicef.html