Bête à Bon Dieu

Ce n’est plus la « bête à Bon Dieu » !

 

Cela se passait au moyen-âge.
Un homme condamné à mort pour un crime qui n’avait pas commis, attend d’être décapité.
Comment prouver son innocence, quand tout et tous l’accusent ?
Sur le billot, il voit une coccinelle,
la recueille délicatement et la dépose plus loin.
Le bourreau s’approche pour lui lier les mains et procéder à son exécution.
Mais le Seigneur et sa Cour se récrient :
« il faut libérer cet homme, il faut lui rendre son honneur et sa vie.
Un homme qui épargne une si petite et humble bestiole ne peut avoir commis le crime horrible qui lui valait d’avoir la tête tranchée. »

Et depuis ce jour, la coccinelle s’appelle la «Bête à Bon Dieu».

 

Importée il y a une quarantaine d’années pour nous protéger des pucerons, cette alliée est devenue envahissante en supplantant les espèces locales.

 

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C’est la coccinelle asiatique (Harmonia axyridis ) qui peut adopter des livrées très différentes. Ici j’ai dénombré 18 points noirs bien distincts.

 

D’une taille comprise entre 5 et 8 millimètres, Harmonia axyridis compte parmi les plus grandes coccinelles de la faune française. Mais, en raison de sa variété en matière de coloration – au sein d’une même population, la teinte des élytres va du jaune orangé au rouge, et certains individus sont noirs – et de nombre de taches (de zéro à neuf), son identification n’est pas aisée pour le néophyte. Très vorace (un adulte peut manger entre 90 et 270 pucerons par jour) et polyphage, le coléoptère se nourrit, à l’état adulte ou larvaire, pour l’essentiel de pucerons. Mais il arrive qu’il s’attaque aussi à des psylles, des cochenilles, des fruits, voire… aux larves d’autres coccinelles ! D’où la crainte que ce cannibalisme (courant chez les coccinelles) affecte les espèces indigènes…

 

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Pour compléter :

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Coccinelle_asiatique

 

 

http://lancien.cowblog.fr/comptez-les-points-sur-le-dos-des-coccinelles-3164932.html

 

http://www.arehn.asso.fr/dossiers/coccinelle/

 

http://www.centpourcentnaturel.fr/post/2008/03/24/Linvasion-des-coccinelles-asiatiques

 

http://www.lemonde.fr/sciences/article/2012/10/25/la-coccinelle-asiatique-une-alliee-devenue-envahissante_1781092_1650684.html

 

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Fleurs de Bruxelles

Quelques photos prises lors de mon escapade à Laeken et sur le plateau du Heysel.

 

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Plateau du Heysel

Un dernier site pour terminer ma ballade du côté de Laeken : le plateau du Heysel.

J’y arrive à partir de Notre-Dame de Laeken.

Devant moi, un énorme espace vert apprécié des enfants des écoles en cette journée printanière.

J’ai difficile à ré-imaginer le site de l’exposition de 1958. Ce vide est hallucinant et dire que bientôt il pourrait disparaître, recouvert par l’un ou l’autre projet architectural

Heureusement, il reste un symbole qui paraît éternel : l’atomium qui ne devait durer qu’un instant.

56 ans après, il est toujours là avec ses boules rutilantes au soleil.

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Culminant à 102 mètres, sa charpente d’acier de 2.400 tonnes porte 9 sphères reliées entre elles et revêtues à l’origine d’aluminium. Il représente les 9 atomes du cristal de fer, une référence aux sciences – thème important de l’Expo 58 – et aux usages de l’atome en plein développement à l’époque.

 

Le plateau du Heysel est délimité par trois grands axes : le Domaine royal, la Chaussée romaine, qui ferme le plateau au niveau de la ligne de crête, l’A12 et l’avenue de Madrid qui le ceinturent du côté est.

 

Ce plateau sablonneux, en grande partie propriété de l’abbaye d’Affligem pendant des siècles, est resté rural jusqu’au début du 20è siècle… une sorte de bout du monde pour ses rares visiteurs. On y trouvait essentiellement deux fermes : celle du Verregat, qui a donné son nom à la Cité-jardin voisine et celle d’Ossegem.

 

Des carrières de pierre y furent exploitées dont la trace est toujours visible. Petits événements d’une vie d’autrefois qui ne manquent cependant pas d’intérêt.

 

Ce n’est qu’à partir des années ‘30, que le Heysel sera le site d’événements majeurs comme les expositions universelles et les rencontres sportives au stade du Centenaire désormais stade Roi Baudouin.

 

Son destin particulier n’est pas étranger à la volonté de Léopold II, qui va y mener, à partir de 1880, une politique systématique d’acquisition de terrains ; il en possèdera près de 200 hectares qui, à sa mort, feront partie de la Donation royale.

 

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Pour compléter :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Heysel

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Atomium

 

http://users.skynet.be/rentfarm/expo58/atomium/

 

http://fr.photojpl.com/-/O51gR63g9S/

 

 

Notre Dame de Laeken

Bâtie à la demande du roi Léopold 1er pour exaucer les dernières volontés de son épouse Louise- Marie d’Orléans, l’église Notre-Dame de Laeken est l’oeuvre de deux architectes Joseph Poelaert puis le Baron Von Schmidt.

 

Ce bâtiment monumental, dernière demeure des souverains belges, a fait l’objet depuis juillet 2007 d’un grand projet de restauration.

 

D’après certaines sources, il y aurait eu, dès le début du IXème siècle, une église à l’endroit où se trouve l’église actuelle. Et dès le XIIIème siècle, une église gothique se trouvait au centre du village. Au XVIIème siècle, le parrainage actif de l’archiduchesse Isabelle ajoute à la notoriété de l’endroit et fait de l’église un lieu de pélerinages assidus.

Bien que décédée à Ostende en 1850, la reine Louise-Marie souhaitait être enterrée à Laeken. Pour honorer la mémoire de son épouse, le roi Léopold Ier conçut le projet d’une nouvelle et grande église de Laeken. Un concours fut organisé et en 1852, le jury retint le projet présenté par un certain Paul Du Bois, pseudonyme de Joseph Poelaert, alors jeune architecte de 34 ans. Après divers modifications des plans, le roi Léopold Ier posa la première pierre du nouvel édifice en 1854. En 1865, Poelaert abandonna la direction des travaux, et plusieurs architectes lui succédèrent :  Payen, Trappeniers, de Curte et Groothaert.

Bien que consacré en 1872, le bâtiment monumental en style néo-gothique ne sera achevé qu’en…1909, à la suite d’une longue interruption des travaux. Soucieux de l’embellissement des lieux, le roi Léopold II chargea un architecte de Munich, le baron Heinrich von Schmidt, d’achever la façade principale, les porches monumentaux et la tour centrale. Comme on voulait, pour des raisons urbanistiques, que la façade principale de l’église soit orientée vers le centre de Bruxelles, le choeur n’est pas orienté vers l’est, comme c’est le cas en général, mais vers le nord-est.

La crypte de la famille royale se trouve dans l’église derrière l’abside, sous une chapelle octogonale.

 

Description plus détaillée

 

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L’église Notre-Dame de Laeken, de plan longitudinal, présente en façade l’organisation traditionnelle des sanctuaires gothiques. Elle s’ouvre par trois portails ogivaux précédés par des avant-portails couronnés de gâbles.

 

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Une rosace centrale et des fenêtres hautes latérales les surmontent, précédées de tribunes également couronnées de gâbles. Au centre se dresse la tour principale formée de deux niveaux de galeries cernées de colonnes et d’un étage orné d’ouvertures ogivales géminées et sommées d’une flèche ajourée. La façade est également flanquée de deux tours moins importantes qui sont élevées dans l’alignement de la tour centrale et reliées au portail par des tourelles d’angle.

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Les façades latérales offrent, comme beaucoup d’édifices de ce genre, une succession de verrières gothiques disposées au-dessus d’une galerie de dix travées. Séparées par des contre-forts, les travées sont interrompues, au centre de la façade, par un portail latéral qui reçoit, dans sa partie inférieure, une ouverture gothique au tympan aveugle encadrée de deux percements également aveugles et une fenêtre ogivale également surmontée d’un gâble, dans sa partie inférieure. Deux ouvertures, disposées dans le prolongement des deux travées voisines, encadrent l’entrée. Des portails secondaires aux extrémités de la façade, desservent par ailleurs l’église, le premier appuyé à la tour latérale, le second découpé dans le pan de mur oblique qui relie la façade latérale à la chapelle royale.

 

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La chapelle royale, de forme polygonale, est dotée d’édicules qui correspondent aux absidioles intérieures ; des rosaces et fenêtres hautes l’éclairent. Au niveau de l’entablement règne une galerie alternant avec des tribunes disposées devant d’imposants gâbles. Une toiture pyramidale surmontée d’un bulbe domine enfin l’arrière de l’édifice.

 

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L’intérieur de l’édifice s’avère plus homogène que l’extérieur mais est aussi plus franchement néogothique. On y pénètre par un porche d’entrée encadré de deux portails secondaires et de chapelles que surmontent un jubé éclairé par une rosace et deux tribunes latérales. Les trois parties de la façade principale de l’église se prolongent à l’intérieur par trois longues nefs de même hauteur. Les nefs sont séparées par de très hautes colonnes fasciculées, posées sur d’importants soubassements, soutenant des arcs ogivaux et sur lesquelles retombent les nervures de la voûte.

 

Les fenêtres hautes et le triforium, habituellement disposés au-dessus des supports de la nef centrale, règnent au-dessus des arcades qui, comme à l’église Sainte-Catherine, ouvrent les nefs latérales sur des espaces aménagés entre les colonnes des bas-côtés et les murs des façades latérales. Trop petits pour recevoir des chapelles latérales, ces espaces étendent en réalité l’impression d’espace à l’intérieur de l’église. Un transept, à peine saillant, prend place à la croisée. Il est orné d’un triforium qui prolonge celui des bas-côtés et interrompu par une énorme verrière gothique. Le long du déambulatoire qui entoure le chœur sont ménagées une sacristie et des chapelles.

 

 

Au-delà du chœur s’étend la chapelle royale, également couverte d’une voûte nervurée que soutiennent des colonnes fasciculées et dotée d’absidioles sur tout son pourtour. Elle est éclairée par des fenêtres hautes géminées et des rosaces. Un bandeau règne à mi-hauteur le long des murs. Deux tribunes triangulaires, ouvertes sur le déambulatoire, couronnent les entrées de la chapelle sous laquelle se trouve la crypte royale.

 

L’ensemble de l’édifice offre, au niveau des matériaux, une intéressante palette associant des pierres naturelles françaises et belges. Les charpentes du toit de l’église et de la chapelle royale sont quand elles constituées d’éléments métalliques.

 Détails :

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Pour compléter :

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89glise_Notre-Dame_de_Laeken

 

http://www.orgues.irisnet.be/fr/Edifice/43/Eglise-Notre-Dame-de-Laeken.rvb

 

http://bruxelles2003.skynetblogs.be/archive/2007/05/04/eglise-notre-dame-de-laeken.html

 

Laeken : le cimetière

Mardi 1er avril, je conduis mon épouse à Bruxelles pour une réunion de son groupe de dames. Donc il le me faut trouver une occupation jusqu’à la fin de l’après-midi. Heureusement, il fait beau !

 

Un premier objectif : le cimetière et l’église de Laeken que je n’ai jamais visités. Comme l’église n’est ouverte que l’après-midi, je me limite ce matin au cimetière.

 

De grand travaux de rénovation ont débuté et la visite du site est normalement interdite au public ( je l’apprendrai que bien après mon escapade). De plus les photographes ne sont pas les bienvenus s’ils n’ont pas une autorisation en bonne et due forme.

 

Donc sans aucune autorisation, je m’enfonce dans le dédale des petits chemins du cimetière qui, il est vrai, est en piteux état.

 

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Voici donc les quelques photos prises à la sauvette avant de me faire débusquer par un garde vigilant et peu aimable !

 

La statuaire est l’œuvre des sculpteurs les plus en vue de l’époque.

 

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On y remarque un exemplaire du Penseur de Rodin.

 

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Plus de vingt moulages de la sculpture réalisés pour la plupart du vivant du sculpteur par la fonderie Rudier sont répartis dans les musées de la planète. Ces différentes épreuves, de différentes dimensions, sont des versions agrandies du modelage original.

 

 

De nombreuses jeunes pleureuses de pierre ou de bronze, vêtues de voiles, s’étendent dans des poses quelquefois suggestives, sur des tombes surmontées des bustes représentants les notables austères et barbus dont le décès est censé être la cause de leur désespoir.

 

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Et d’autres tombes …..

 

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A suivre : l’église de Laeken , le plateau du Heysel

 

Pour compléter :

 

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Cimeti%C3%A8re_de_Laeken

 

http://fr.yelp.be/biz/cimeti%C3%A8re-de-laeken-begraafplaats-van-laken-bruxelles-3

 

http://www.artsfactory.be/cimetiere-de-laeken/

 

http://tchorski.morkitu.org/6/laeken-01.htm

 

http://www.brusselspictures.com/2009/01/22/cimetiere-de-laeken/

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Penseur

 

http://www.ebru.be/people/people-bruxelles-cimetiere-de-laeken.html

 

http://www.rtbf.be/info/regions/detail_le-cimetiere-de-laeken-va-etre-renove?id=7798453

 

http://www.bruxelles.be/dwnld/84053684/6-%20Cimeti%C3%A8re%20Laeken%20150dpi.pdf