Pouilles (5) : Matera et Tarente

Quatrième jour : Matera et Tarente

 

Matera est une ville de Palestine égarée au sud de l’Italie ; une Palestine tout droit sortie d’un vieux livre de catéchisme, avec ses paysages de plateaux désolés et de collines arides, ses villages blancs assoupis sous le soleil, ses troupeaux de moutons au milieu de champs pierreux. Curieux destin pour une terre dont les habitants, il n’y a pas si longtemps, se croyaient exclus de la chrétienté. Eh oui, expliquaient les paysans du coin à Carlo Levi, jeune médecin turinois relégué ici par le pouvoir fasciste à la fin des années 1930, « Le Christ s’est arrêté à Eboli« .

 

IMG_15778-pf-cadre1.jpg

Situé dans la région du Basilicate, Matera est l’exemple le plus remarquable et le plus complet d’un ensemble d’habitations troglodytiques de la région méditerranéenne, parfaitement adapté à son terrain et à son écosystème. La première zone habitée remonte au paléolithique et les habitations postérieures illustrent un certain nombre d’étapes importantes de l’histoire humaine.

 

Les Sassi représentent une agglomération urbaine unique au monde dans l’aride territoire de la Murgia.

Matera se dresse en effet sur un haut plateau calcaire avec une spectaculaire anomalie: un sillon central, un véritable canyon de 70/80 mètres, traversé par le torrent Gravina.

IMG_15800-pf-cadre1.jpg

Le territoire de Matera fut habité sans interruption depuis le Paléolithique.

En ce qui concerne spécifiquement les quartiers des Sassi, ils sont nés vers la fin du XVème siècle.

 

Les populations qui se sont succédées ont laissé un système urbain complexe où les constructions se superposent aux cavités naturelles.

IMG_15779-pf-cadre1.jpg

IMG_15781-pf-cadre1.jpg

 

 

Depuis l’origine de l’agglomération de Matera, de nombreuses communautés religieuses se sont installées dans le territoire, en particulier dans la « Gravina » et la « Murgia ». Des bénédictins du VIIIe aux moines basiliens persécutés par les Turcs entre les XIIe et XVe, on relève de nombreux lieux mystiques et de culte plus ou moins grands, directement creusés dans la roche et encore bien conservés, qui témoignent de la présence constante de ces communautés. Aujourd’hui, on dénombre plus de 150 églises dans cette zone, toutes décorées de fresques et souvent difficiles d’accès. Celles-ci sont dispersées dans le territoire entre la campagne de Matera et les « Sassi », et parmi les plus importantes, se détachent celles de la Madonna dell’Idris, San Giovanni in Monterrone, Santa Maria de’ Armenis, San Pietro Barisano, Santa Lucia alle Malve (pas de photo!), Santa Barbara, la Madonna della Croce, et la Madonna delle Tre Porte. Le Parc Archéologique Historique Naturel de la Murgia et des églises rupestres du territoire de Matera a aujourd’hui le devoir de protéger ce patrimoine culturel.

 

Entre le XIXe et XXe siècle les quartiers des Sassi sont devenus la demeure des classes sociales les plus pauvres de la ville.

Elles ont ensuite déménagé dans un nouveau quartier, pour réhabiliter et assainir la zone.

IMG_15784-bis-cadre1.jpg


 

2013_06_091-cadre1.jpg

2013_06_09-cadre1.jpg


C’est une Jérusalem de cinéma, une Bethléem pour grand écran. Dans ce décor pétrifié de façades blanches accrochées à flanc de ravin, Mel Gibson a tourné La Passion du Christ (2003). Bien avant lui, ce chaos urbain surgi de la nuit des temps avait été choisi par Pier Paolo Pasolini pour son Evangile selon saint Mathieu (1964). Dernièrement, les producteurs de Time Warner n’ont pas cherché longtemps où installer le tournage de La Nativité, l’histoire d’amour entre Marie et Joseph sortie en 2006.

 

IMG_15798-pf-cadre1.jpg

 

Flore locale

IMG_15787-pf-cadre1.jpg

IMG_15785-pf-cadre1.jpg

 

IMG_15786-pf-cadre1.jpg



Tarente

 

IMG_15806-pf-cadre1.jpg

«La ville entre deux mers», c’est ainsi qu’on appelle Tarente, située sur une langue de terre qui sépare la haute mer « Mar Grande », de la rade, « Mar Piccolo ». Le canal artificiel qui les unie est franchi par le célèbre pont tournant


IMG_15805-bis-cadre1.jpg



qui mène au cœur ancien de la ville Taranto Vecchia, avec sa Cathédrale de San Cataldo, le Castello Argonese, appelé aussi Castel Sant’Angelo, et d’autre témoignages de ses origines. 

 

 

IMG_15804-bis-cadre1.jpg

 

 

Les collections du Musée archéologique illustrent la période de la Grande Grèce jusqu’à la romanisation : il expose principalement du matériels provenant de tombes monumentales du IVe et IIIe siècles av. J.-C. tels un riche ensemble de figurines de terre cuite et des objets en métal précieux notamment des bijoux hellénistiques en or dits Ori di Tarento qui ont rendu célèbre le musée dans le monde.

 

Parmi les pièces d’exception se trouvent :

  • un diadème à décor végétal ;

IMG_15824-rec-cadre1.jpg

  • un curieux nucifrangibulum (casse-noix) formé de deux avants-bras articulés en bronze lamé d’or ;

IMG_15815-bis-cadre1.jpg

  • des attaches de collier en or souvent formées de deux gueules de lion, motif que l’on retrouve aussi sur des bracelets et des bagues ;

 

IMG_15818-rec-cadre1.jpg

IMG_15810-bis1-cadre1.jpg

IMG_15809-bis-cadre1.jpg

  • des boucles d’oreilles à tête de femmes et à nacelle ornées de pendeloques.

 

IMG_15819-bis-cadre1.jpg

Beaucoup de bijoux proviennent de la nécropole de Canosa qui a livré des éléments de parure témoignant du raffinement de la bijouterie féminine à l’époque hellénistique.

 

IMG_15820-rec-cadre1.jpg


IMG_15823-bis-cadre1.jpg

 

IMG_15814-pf-cadre1.jpg


A cette époque, l’orfèvrerie grecque est particulièrement florissante dans cette région des Pouilles. Le style végétal surtout, hérité de la Grèce du Nord, connaît un vif succès auprès des orfèvres et de la clientèle féminine. Les productions de Tarente sont abondamment exportées dans les régions environnantes, mais aussi en Campanie et en Etrurie. L’originalité est un facteur essentiel dans la création du bijou. Selon une tendance propre aux ateliers tarentins, la plaque de base est réduite au rôle de toile de fond, afin de concentrer l’attention sur les enroulements végétaux ajourés.

 

Et aussi ce lécythe trouvé à Tarente en 1942 et datant du quatrième siècle avant Jésus-Christ (entre 330 et 320), qui représente une femme à la toilette, contemplant son image dans un miroir.

 

IMG_15807-pf-cadre1.jpg

 

C’est en 1934, qu’a été trouvée cette terre cuite polychrome du quatrième siècle avant Jésus-Christ représentant un numéro d’acrobate. Il était fréquent, pour distraire ses invités lors d’une réception, que l’on loue les services de musiciens, d’acrobates ou d’autres artistes de divers types.Cette statuette fixe le mouvement avec un grand réalisme et l’artiste a choisi en outre une pose à la plastique très esthétique.

 

IMG_15808-pf-cadre1.jpg

Et des mosaïques …..

IMG_15811-pf-cadre1.jpg

 

IMG_15812-bis-cadre1.jpg

 

IMG_15813-bis-cadre1.jpg


L’élevage des moules à Tarente, la mytiliculture a des racines lointaines. Ce type d’exploitation date du XVIe siècle et représente depuis toujours une importante ressource pour l’économie locale.

 

 

IMG_15825-bis-cadre1.jpg

 

Tarente est aussi une zone industrielle au développement anarchique conduisant à une pollution mal maitrisée. Des dizaines d’années d’activités des industries lourdes et pétrochimiques ont pollué les eaux et les écosystèmes.

 

 

Pour compléter :

 

Matera :

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Matera

 

http://whc.unesco.org/fr/list/670

 

http://www.lemonde.fr/voyage/article/2007/11/09/matera-un-decor-biblique_976504_3546.html

 

 

http://www.visitmatera.com/santa-lucia-alle-malve-12

 

 

 

http://www.youtube.com/watch?v=kQBz96TZa1U

 

 

 

 

 

 

Tarente :

 

http://thierry.jamard.over-blog.com/article-tarente-musee-archeologique-vendredi-1er-octobre-2010-61872023.html

 

http://www.jacqueslanciault.com/2012/12/04/le-tres-elegant-musee-archeologique-de-tarente/

 

http://www.italia.it/fr/decouvrez-litalie/pouilles/tarente.html#box_2

 

http://www.louvre.fr/oeuvre-notices/diademe

 

http://www.marmucommerce.com/fr/Le_20me_sicle.html

 

http://christian-gaudin.com/

 

 

 

Publicités

Pouilles (4) : Bitonto

Troisième jour : Bitonto

 

Grand centre des Peucétiens, la ville de Bitonto acquiert une grande importance au cours du IVème siècle avant J.C quand elle devient une commune. Grâce à sa position, ( elle est située sur l’axe de la voie Trajane), elle acquiert toujours plus d’importante au cours du Moyen Age puisqu’elle relie Rome, Brindisi et l’Orient.

 

Pillée par les Byzantins en 975, elle renaît ensuite au cours du XIème et XIIème siècles . A l’époque moderne, la ville devient le domaine de différents seigneurs féodaux. Le 26 mai 1734, la ville a été le théâtre d’une bataille qui renversa la domination des autrichiens dans l’Italie du sud.

Au cours des siècles, elle a toujours été l’un des centres de production et de commerce d’huile d’olive, parmi les plus importants de la région. Au XVIIIème siècle, dans la ville et dans sa campagne on comptait environ 300 pressoirs. Aujourd’hui il n’en reste qu’une bonne centaine.

 

La vieille ville possède un quartier médiéval enrichi de palais de la Renaissance et de l’époque baroque.

 

 

Le joyau de Bitonto est sa cathédrale romane, l’une des plus belles des Pouilles, édifiée sur le modèle de Bari. A l’extérieur : galerie à colonnes sculptées, portail décoré avec un mélange de motifs occidentaux et orientaux et rosace.

 

IMG_15750-pf-cadre1.jpg

 

L’église actuelle est un édifice roman des XIe et XIIe siècles, influencé par la Basilique San Nicola de Bari. La façade ouest est divisée en trois parties et a trois portails.

 

voyage,italie,pouilles,bitonto

Celui du centre est sculpté de motifs végétaux et de scènes de l’Ancien Testament.Il est encadré, en bas, de deux lions bien usés par le temps, et en haut, par deux griffons. Les « lions et griffons » gardaient les églises pour empêcher « le mal » d’y pénétrer.

 

IMG_15751-pf-cadre1.jpg

IMG_15752-pf-cadre1.jpg

 

IMG_15759-bis-cadre1.jpg

 

IMG_15760-bis-cadre1.jpg

 

IMG_15762-pf-cadre1.jpg



La façade est complétée par quatre fenêtres à meneaux et une rosace flanquée de sculptures d’animaux supportées par des petites colonnes.

 

IMG_15757-pf-cadre1.jpg

Le tympan, lui, est extrêmement intéressant. Dans la partie supérieure, on voit le Christ avec dans la main gauche une croix à double traverse. De sa main droite, le Christ tient Adam par le poignet, lequel est suivi d’Ève qui pose ses mains sur les hanches de son mari, et enfin au bout à gauche Seth une main levée, l’autre sur la poitrine. Sur la moitié droite, on a d’abord le roi David la main sur la harpe, puis Jean Baptiste et enfin le roi Salomon.

 

IMG_15758-bis-cadre1.jpg

IMG_15758-rec-cadre1.jpg


La partie inférieure, sur l’architrave, ne pose en revanche aucun problème parce qu’une légende accompagne chaque personnage. Et de plus, même sans légende, l’interprétation est plus facile. De gauche à droite, une Annonciation avec l’archange Gabriel et Marie, la Visitation avec Élisabeth et Marie, les mages Gaspard, Balthazar et Melchior qui viennent adorer Jésus assis sur les genoux de Marie, et pour finir c’est la présentation au temple avec Marie, Jésus, Siméon.

 

IMG_15761-pf-cadre1.jpg

 

Le côté méridional qui regarde vers la place présente  une élégante galerie ouverte par des loggias à fines colonnes et  à chapiteaux à ornements richement sculptés.

 

IMG_15753-bis-cadre1.jpg

L’intérieur est divisé en trois nefs rythmées par des colonnes et des pilastres avec des semi colonnes qui s’y adossent; il ne nous reste aujourd’hui que des témoignages partiels du riche ameublement originel qui a été dispersé et démembré  par la vague de transformations de l’époque baroque. 

 

IMG_15765-bis-cadre1.jpg

IMG_15763-bis-cadre1.jpg

 

IMG_15764-pf-cadre1.jpg


Parmi les ornements, l’ambon est adossé au pilastre droit qui soutient l’arc triomphal, mais à l’origine il était installé entre les deux dernières colonnes à gauche de la nef centrale ; réalisé presque intégralement en marbre, démonté au XVII siècle et remonté partiellement au siècle suivant, l’ambon de Bitonto est une des pièces les plus célèbres de la sculpture des Pouilles, non seulement pour la préciosité archaïsante des gravures , des entrelacs, des jours, mais aussi à cause de l’inscription placée sous le lutrin (HOC OPUS FECIT NICOLAUS/ SACERDOS ET MAGISTER ANNO MILLESIMO/DUCENTESIMO VICESIMO/ NONO I[N] DICTIONIS SECUNDE) qui indique à l’histoire le nom de l’artisan (le Prêtre Nicolas lui-même qui signa  sur la fondation du campanile de la cathédrale de Trani) et la date de l’exécution  (1229).

 

IMG_15767-pf-cadre1.jpg

IMG_15768-pf-cadre1.jpg


Cet intérêt pour l’ambon provient de la présence d’une plaque triangulaire insérée dans le garde fou de l’escalier, encadrée  d’une bande décorée d’incrustations, qui montre une scène énigmatique sculptée en bas-reliefs: là se trouvent quatre personnages en position frontale, encadrés sous une file de petits arcs, l’un est assis et trois sont debout, et un oiseau empanaché (peut-être un aigle) en marge en bas à droite.

 

IMG_15770-pf-cadre1.jpg

Traditionnellement on les identifie comme  des membres de la famille souabe, les personnages pourraient bien représenter (en partant de la figure assise à gauche) Frédéric I Barberousse dans l’acte de transmettre le sceptre  à Henri VI, et ensuite Frédéric II et son fils Conrad, une sorte de célébration de la dynastie ; cependant, si la figure assise était féminine (comme il le semblerait à en juger par la coiffure et par le type de couronne), il pourrait s’agir directement de la personnification de la ville de Bitonto à laquelle l’empereur Frédéric, le personnage couronné au centre de la composition, enverrait un messager remettre le sceptre, symbole de sa condition de ville royale, et de cette façon placée sous l’autorité exclusive du roi.

 

IMG_15770-rec-cadre1.jpg

Visiblement, il s’agit d’une commande de Frédéric II voulant affirmer dans sa généalogie la puissance temporelle de la maison de Hohenstaufen. Un codex conservé à l’Université d’Erlangen fait état du sermon que le prêtre Nicolas (celui qui a fait cet ambon) a prononcé l’été 1229 (année où a été réalisé et signé l’ambon) en présence de l’empereur Frédéric II de retour de Croisade, si l’on peut appeler ainsi sa démarche car, au lieu d’aller guerroyer en Terre Sainte, il s’était rendu en Égypte pour y rencontrer le sultan, lequel avait la main sur la Palestine, et avait obtenu pacifiquement un accord pour la restitution de Jérusalem, Bethléem, Nazareth et pour le bénéfice d’un accès à la mer.

 

 

On savait que l’on avait une cathédrale des douzième et treizième siècles. Or il y avait une curieuse différence de niveau entre la grande nef et le bas-côté gauche, que l’on ne s’expliquait pas.

Alors, en mai 1991, on a voulu comprendre, on a cassé le sol et là, surprise archéologique merveilleuse, on a découvert que cette cathédrale avait été construite sur une basilique paléochrétienne qui avait conservé bien des choses intéressantes. Ce qui n’était au départ qu’une simple enquête architecturale s’est alors transformé en une campagne de fouilles approfondies, et l’on est allé de surprise en surprise, remontant jusqu’à des murs de villas romaines antérieures à la basilique paléochrétienne, des fragments de poteries grecques, etc.

 

Entre autres découvertes, ce griffon ornait le sol d’une tour détachée de l’édifice principal.

La première photo le montre vu d’en haut, un cercle dans le sol de la cathédrale actuelle ayant été ouvert et seulement vitré de façon que l’on puisse l’admirer commodément.

 

IMG_15766-pf-cadre1.jpg

La deuxième photo, au niveau des fouilles, ce qui ne permet de le voir que couché.

IMG_15776-pf-cadre1.jpg

Motif que l’on retrouve sur cette pierre.

 

IMG_15777-bis-cadre1.jpg

La crypte épouse les dimensions du transept sous lequel elle est située. Elle est peuplée de trente colonnes. Les chapiteaux sont tous différents.

 

IMG_15775-bis-cadre1.jpg

 

IMG_15771-pf-cadre1.jpg

IMG_15773-pf-cadre1.jpg

 

IMG_15772-pf-cadre1.jpg

 

IMG_15774-pf-cadre1.jpg



En 1731, une forte secousse tellurique a ébranlé les Pouilles, mais la cathédrale de Bitonto a été épargnée, et l’on a attribué cette grâce à l’intervention de Marie. Aussi l’évêque Gatta (1723-1737) fit-il élever en l’honneur de la Vierge Immaculée cet obélisque surmonté de la statue en bronze de Marie.

 

IMG_15754-pf-cadre1.jpg

IMG_15755-bis-cadre1.jpg


 

IMG_15756-pf-cadre1.jpg

 

Et encore……

 

L’église San Francesco di Paola

 

IMG_15745-pf-cadre1.jpg

 

Un arc triomphal : Arco di Porta Baresana

 

Une des portes d’entrée de la vieille ville de Bitonto. Au Moyen-Âge, cinq portes semblables à celle-ci donnaient accès à la cité.

 

IMG_15747-pf-cadre1.jpg

 

 

IMG_15746-pf-cadre1.jpg

 

 

Pour compléter :

 

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Bitonto

 

http://www.flickr.com/photos/13945579@N03/sets/72157627231516437/

 

http://www.initalytoday.com/fr/pouilles/bitonto/

 

http://www.stupormundi.it/Franc/Bitonto.htm

 

http://www.sacred-destinations.com/italy/bitonto-cathedral

 

http://thierry.jamard.over-blog.com/article-ruvo-et-bitonto-lundi-8-novembre-2010-66734130.html

 

http://www.vieniabitonto.it/Index.asp

 

http://www.jacqueslanciault.com/2012/11/14/bitonto-et-altamura-petits-bourgs-medievaux/

 

 

 

Pouilles (3) : Castel del Monte

 

Troisième jour: Castel del Monte

Ce mystérieux château, situé dans les Pouilles à une quarantaine de kilomètres de la mer Adriatique, émerge dans une solitude émouvante et domine une vaste région du haut de ses 540m au dessus du niveau de la mer.

 

IMG_15735-pf-cadre1.jpg

Le début de la construction de ce château date de 1240, sur l’ordre de Frédéric II, et après une courte période où il est utilisé pour des mariages et autres festivités, il sert de prison.

A partir du 18ème siècle, abandonné, il est dévasté et devient un abri pour les bergers et les brigands.

 

En 1876, il est racheté par l’État italien pour une somme dérisoire et les travaux de rénovation commencent en 1928. Dans les années 1980 d’autres travaux sont entrepris.

 

Depuis toujours, les historiens d’art sont partagés sur la fonction précise du château.

Défini dans les documents concernant sa construction comme « castrum » c’est-à-dire construction de défense, il peut difficilement être considéré comme tel car il ne possède ni fossé, ni pont-levis, ni mâchicoulis, ni aucune des caractéristiques indispensables à un siège ni de défense ni d’attaque.

Les escaliers intérieurs en colimaçon contrairement à toute règle d’architecture médiévale militaire tournent vers la gauche, donc laissent libre la main droite armée de l’ennemi qui monterait et empêchent ainsi toute tentative de défense de l’occupant.

De plus, la décoration raffinée ne convient pas à un édifice militaire.

 

Il semble de plus en plus que ce monument anticipe les « constructions idéales privées de but » de la Renaissance. Toutefois, les commodités apportées à chaque pièce montrent que le château était conçu pour être habité. Certaines salles étaient envisagées comme chambre à coucher, cuisine ou salon, même si elles n’ont jamais remplis leur fonction.

 

Une autre utilisation probable est d’être résidence impériale pour la chasse au faucon, grande passion de Frédéric II.

Cette passion, cependant, peut-elle justifier l’idée d’une forme aussi parfaite, fondée sur la répétition obsessionnelle de l’octogone ?

 

La thèse qui plaît le plus aujourd’hui est celle du château symbole : symbole d’état issu de la Tradition de la Jérusalem octogonale, symbole de liturgie impériale comme à la basilique San Vitale de Ravenne où l’octogone joue aussi un grand rôle.

 

La cour raffinée de Frédéric II accueillait les meilleurs architectes, mathématiciens, musiciens, hommes de lettres et astrologues de l’époque. Lui-même donne un élan nouveau à la culture tant scientifique que littéraire. C’est pour ces raisons que naît aujourd’hui l’idée que Castel del Monte pourrait être un chef d’œuvre d’architecture construit d’après les lois mystérieuses des mathématiques ésotériques.

 

L’octogone est symbole de résurrection, les fonds baptismaux dans lesquels on immerge les aspirants à la vie éternelle sont octogonaux.

Le 8 est le nombre de l’équilibre cosmique et est médiation entre le cercle et le carré, c’est-à-dire le ciel et la terre.

 

La forme octogonale du château indique une renaissance. Il a 8 angles égaux flanqués de 8 tours octogonales. Il y a 8 salles au rez-de-chaussée et 8 à l’étage supérieur, toutes identiques et trapézoïdales. La cour est aussi un octogone.

 

voyage, italie, pouilles, castel del monte

IMG_15716-pf-cadre1.jpg


 

IMG_15717-bis-cadre1.jpg


Le château est un parfait mariage de la science, de la technique et de l’art.

 

Le portail principal s’ouvre sur le côté oriental de l’édifice.

 

IMG_15724-bis-cadre1.jpg


L’allure classique se fond avec le style gothique et souligne une recherche harmonieuse entre l’ancien et le nouveau.

 

Lorsqu’on arrive dans la cour octogonale et qu’on se retourne, on est frappé par le contraste : la porte n’est plus qu’une paroi nue de toute ornementation, une ouverture lisse.

La manière dont les portes sont faites détermine un parcours obligé fait pour impressionner. Ce qui doit frapper le visiteur est ce qui est devant lui non ce qu’il laisse derrière lui.

Une interprétation possible est de montrer que le monde de l’esprit est plus riche que le monde matériel destiné à être laissé derrière soi.

 

IMG_15726-bis-cadre1.jpg

 

IMG_15727-bis-cadre1.jpg



Tous les murs de la cour, dénudés et hauts, comme si on était dans un puits se terminent par une arcade aveugle en ogive.

La symbolique associée à l’image du puits est celle de la synthèse entre les 3 ordres cosmiques : la terre, le ciel et l’enfer et celle de 3 éléments : terre, eau et air. Dans de nombreux récits ésotériques apparaît l’image du puits de la connaissance ou de la vérité.

La cour octogonale, entourée de ses hauts murs est semblable à un puits.

 

Des considérations astronomiques et mathématiques font du château, souvent au détriment de sa fonctionnalité, un vrai livre de pierres.

 

La disposition spatiale de ces éléments est dictée par le parcours effectué en 1 année par le soleil. (conception ptoléméenne)

 

1)    A midi, le jour de l’équinoxe d’automne, un mât de 20,5m (hauteur d’origine du mur de la cour) projettera au sol une ombre dont la longueur est égale à la largeur de la cour.

2)    Un mois plus tard, l’ombre correspondra à la largeur des salles du château

3)    Un mois plus tard encore, l’ombre effleurera le bord de la circonférence théorique qui circonscrit le château y compris les tours

4)    Encore un mois plus tard, l’ombre indiquera l’emplacement d’une clôture octogonale entourant le château (clôture qui a existé de sources sûres)

 

Durant les mois d’été qui précèdent l’équinoxe d’automne, l’ombre tombe à l’intérieur de la cour.

L’architecte Vitruve (1er siècle avant J.C.) a laissé un dessin géométrique d’après lequel on peut calculer les longueurs des ombres d’un pieu aux dates où le soleil entre dans les différents signes du zodiaque à condition de connaître la latitude du lieu où on plante le pieu.

Le graphique de Vitruve correspond aux éléments architecturaux du château mentionnés ci-dessus.

 

L’octogone de la cour, contrairement aux autres, n’est pas régulier.

Si on considère les côtés ouest et est et qu’on les relie par des diagonales qui forment un X au sol, les angles opposés qu’on obtient ne sont pas 45° mais un peu plus de 47°. Cette anomalie apparente trouve son explication dans le simple phénomène de précession des équinoxes.

 

L’axe de rotation de la terre par rapport à la normale au plan de son orbite est incliné à 23°27’ (à l’époque de Frédérique II, c’était 23°33’). Par conséquent, au fur et à mesure de la progression de la terre sur son orbite autour du soleil l’orientation des rayons solaires varie selon la latitude.

De plus, l’axe de rotation de la terre ne reste pas absolument parallèle à lui-même à cause de l’attraction du soleil. Ce mouvement qui va de l’est en ouest avance l’équinoxe de printemps d’environ 50 secondes par an. Ce qui fait 25 875 années pour une révolution complète.

(précession des équinoxes)

 

Au cours de ces 25 875 années, l’axe décrit un cône dont le sommet a un angle double de l’angle de son inclinaison. A l’époque de la construction de Castel del Monte cet angle était de 47°6’ à savoir celui que forment les diagonales de la cour.

 

Cette vision de la cour = la terre au centre du château dont l’architecture est scandée par le parcours du soleil à travers les signes du zodiaque correspond à la conception géocentrique de Ptolémée en vigueur à l’époque de Frédérique II.

 

Enfin, à l’endroit précis où se dresse le château, l’ombre d’un pieu planté à la verticale balaie durant l’heure qui précède midi et celle qui suit midi aux 2 dates des équinoxes, un angle de 45°. La corde sou tendue par cet angle est le côté d’un octogone.

                                           

Le nombre d’or est omniprésent à Castel del Monte. Fibonacci était un interlocuteur de Frédérique II.

Dans les salles trapézoïdales, le rapport entre le grand et le petit côté du trapèze est 1,618…

La largeur de la salle est la racine carrée du nombre d’or et le carré ou le cube de ce dernier se retrouvent à de multiples endroits du château.

Enfin, en reliant les points où le soleil se lève et se couche aux dates des solstices d’hiver et d’été, on obtient les sommets d’un rectangle d’or dont Castel del Monte est le centre. Ce phénomène n’apparaît qu’à la latitude du château.

 

Le portail correspond à une étoile à 5 branches.

Si on se réfère à l’homme-microcosme d’Agrippa de Nettesheim, inscrit dans l’étoile, on peut considérer que le portail de Castel del Monte représente l’homme qui s’apprête à une aventure ésotérique.

 

Castel del Monte est incontestablement une construction qui a un sens ésotérique, ce mot signifiant « révélé » dans un langage symbolique réservé aux initiés.

Le but de la construction est d’être en harmonie avec le ciel et la terre, le soleil, les étoiles et la lune.

Ainsi, lorsque le soleil se lève aux équinoxes (21 mars et 23 septembre), le 1er rayon entre par la fenêtre de l’étage supérieur, juste au dessus du portail, traverse la salle, ressort par la fenêtre qui donne sur la cour et se pose sur un cadre rectangulaire sur le mur du fond qui, autrefois, contenait un bas relief représentant une femme vêtue à la grecque recevant les hommages de cavaliers, représentation de la terre que son époux le soleil féconde au début du printemps.

 

Toutes les salles communiquent entre elles, ont 2 portes, une pour entrer et l’autre pour sortir sauf 2 salles qui obligent le visiteur à faire marche arrière. Or, ces 2 salles sont orientées vers les points d’horizon où le soleil se lève aux solstices d’été et d’hiver, les jours où le soleil arrête sa course saisonnière et repart en arrière.

 

IMG_15728-bis-cadre1.jpg


 

IMG_15730-bis-cadre1.jpg

 

IMG_15734-bis-cadre1.jpg


Plusieurs dessins relevant de pratiques de magie se retrouvent à différents endroits du château.

 

Sur 5 des 8 tours, se trouvent 5 citernes suspendues qui n’ont aucune utilisation pratique. Dans le château, il y a 5 cheminées, 2 au rez de chaussée et 3 à l’étage. Si on les projette sur un plan unique, elles forment une étoile à 5 branches.

Dans toute démarche initiatique, le chemin passe par l’épreuve de l’eau (les 5 citernes) et celle du feu (les 5 cheminées).

 

Dans ce château-temple existe une symbolique cosmique qui ne peut être que le fruit d’une réflexion à caractère spiritualiste qui rappelle constamment au visiteur éclairé qu’il fait partie intégrante du cosmos.

 

 

Toutes les fenêtres du château sont doubles sauf une : celle qui s’ouvre vers la ville d’Andria, la ville qui est restée fidèle à l’empereur lors de son conflit avec le pape.

 

 

IMG_15723-bis-cadre1.jpg

Référence:

 

L’orientation, les proportions et le symbolisme dans l’architecture sacrée

 

 Conférence (2008) de Madame Ghislaine TRIGAUT, licenciée en mathématique de l’U.L B.

 

 

 

 


IMG_15736-pf-cadre1.jpg



 

Pour compléter :

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Castel_del_Monte

 

 

 

http://www.casteldelmonte.beniculturali.it/index.php?it/93/il-castello

 

 

 

http://whc.unesco.org/fr/list/398/

 

 

 

http://www.apuliatv.it/fr/3/Castel_del_Monte/34/

 

 

 

 

 


Pouilles (2) : le Gargano

Deuxième journée : visite du promontoire du Gargano.

 

Planté comme un ergot dans la botte italienne, le Gargano forme une des régions naturelles les plus attachantes de l’Italie.

 

gargano_park_map_500.jpg

 

Son isolement a alimenté pendant des siècles mythes et légendes. Sur ses pentes pierreuses et ensoleillées poussent des oliviers et des orangers. Des bois de pins s’étendent presque jusqu’à la mer, où la roche abrupte et déchiquetée plonge dans les eaux.

 

 

Monte Sant’Angelo, bâti sur un éperon de 803 m et dominé par la masse de son château, occupe un site étonnant, surplombant à la fois le promontoire du Gargano et la mer.

 

Dans une grotte voisine, entre 490 et 493, l’archange saint Michel, chef des milices célestes, apparut à trois reprises à l’évêque de Siponto. Cet événement s’étant répété au VIIIème siècle, on décida la fondation d’un abbaye. Dés le milieu du Xème siécle, le sanctuaire devint une étape obligée pour les croisés qui se rendaient en Terre sainte via le port de Manfredonia, comme pour les papes et les futurs saints Thomas d’Aquin et François d’Assise.

 

Monte Sant’Angelo devient par la suite le point d’arrivée des pèlerinages en partance du Mont Saint-Michel en France et traversant l’Europe par la via Sacra Langobardorum.

 

Le sanctuaire de Saint-Michel est construit en style de transition roman-gothique ; il est flanqué d’un campanile octogonal, isolé (XIIIème siècle).

 

IMG_15668-bis-cadre1.jpg



Le pignon est surmonté de la statue de l’archange et d’une girouette « angélique ».

 

IMG_15667-bis-cadre1.jpg

 

IMG_15666-pf-cadre1.jpg



La très belle porte de bronze, richement ouvragée, est un travail byzantin datant de 1076.

 

IMG_15676-pf-cadre1.jpg


 

IMG_15670-pf-cadre1.jpg


Elle donne accès à la fois à la nef et à l’escalier qui conduit à la grotte où saint Michel fit son apparition. Les murs sont couverts des graffitis laissés par les générations de pèlerins qui ont fréquenté ce lieu.

La descente est impressionnante, les haut-parleurs diffusant les prières prononcées dans la grotte.

 

IMG_15675-pf-cadre1.jpg

 

IMG_15672-bis-cadre1.jpg


Dans la salle des confessions, on découvre cette peinture murale.

 

IMG_15673-bis-cadre1.jpg


Par respect pour les pèlerins, il est interdit de photographier l’intérieur de la grotte.

Voici donc une photo trouvée sur internet.

 

4615141_orig.jpg



A proximité se trouve l’église Santa Maria Maggiore, édifiée au XIIe siècle qui possède un portail de type apulien. Elle est renommée pour ses fresques, en particulier celles de l’archange saint Michel, d’époque byzantine.

 

Sur le portail, on note une représentation de « Mater Dei », sur son trône, entourée des archanges Michel et Gabriel, de Costanza et de son fils Frédéric II, agenouillés.

 

IMG_15677-pf-cadre1.jpg

IMG_15678-pf-cadre1.jpg



Près de la basilique, un imposant château reconnaissable de loin avec sa « tour des géants » (Torre dei Giganti), héritage souabe. Construit en 838 et agrandi par les Normands, il fût la résidence favorite de Frédéric II qui y installa sa bien-aimée Bianca Lancia et ses enfants.

 

IMG_15681-pf-cadre1.jpg

IMG_15664-bis-cadre1.jpg

La traversée du massif de la Foresta Umbra s’est avérée une aventure exaltante. Cette région protégée se distingue par ses routes sombres et sinueuses, avec un épais feuillage au-dessus de nos têtes et un silence monastique plusieurs fois centenaire.

 

La visite de Vieste est toujours charmante grâce à la présence de la mer et des splendides plages qui encadrent le bourg médiéval qui se dresse sur un éperon à pic sur la mer.

Dans cette partie de la ville on peut admirer le château de Frédéric II (que malheureusement on ne peut pas visiter puisqu’il se trouve dans une zone militaire) où fut enfermé le Pape Célestin V, celui du grand refus dantesque.

Dans les environs un escalier amène à l’imposante Cathédrale de l’Assomption construite sur une église précédente, à son tour construite sur un temple païen, le temple de Vesta qui donna son nom à la ville..

 

L’église, devenue Basilique en 1981 grâce à la bulle du Pape Jean-Paul II, fut construite dans la deuxième moitié du XIème siècle. Elle est consacrée à Maria Santissima Assunta in Cielo. Son style est roman-pouillais.

La Cathédrale a été victime de pillages et de tremblements de terre. Les plus désastreux furent ceux des années 1223 et 1646. Ce dernier détruisit au moins un tiers de l’Eglise et du vieux clocher.

 

Grâce à l’intervention de nombreux évêques, elle fut reconstruite et restaurée.

L’église présente maintenant le plan classique de la basilique romane à trois nefs, divisées par deux rangées de colonnes (12, comme dans toutes les cathédrales, en souvenir des apôtres), avec trois absides semi-circulaires, devenues aujourd’hui des chapelles.

 

IMG_15700-pf-cadre1.jpg

IMG_15699-pf-cadre1.jpg

 

IMG_15697-pf-cadre1.jpg

 

IMG_15698-rec-cadre1.jpg


Ce jour-là, des enfants proposaient des coquillages ; ils prennent la pose pour le photographe.

 

IMG_15703-pf-cadre1.jpg

Vieste est avant tout une ville médiévale avec son dédale de petites rues bordées de maisons d’époque aboutissant à des terrasses au ras de la falaise.

 

IMG_15707-pf1-cadre1.jpg

IMG_15689-pf-cadre1.jpg


IMG_15690-pf-cadre1.jpg


IMG_15693-pf-cadre1.jpg

 

IMG_15694-pf-cadre1.jpg

 

IMG_15692-pf-cadre1.jpg

 

 

IMG_15709-bis-cadre1.jpg

 

 

voyage,italie,pouillesd,gargano,vieste,monte sant'angelo

voyage,italie,pouillesd,gargano,vieste,monte sant'angelo

 

voyage,italie,pouillesd,gargano,vieste,monte sant'angelo


La route panoramique qui suit la côte vers Manfredonia offre une vue qui embrasse les falaises, les petites criques sablonneuses et la mer. Le vent a modelé les roches et leur a donné des formes étranges et spectaculaires.

 

IMG_15710-pf-cadre1.jpg

 

Pour compléter :

 

http://whc.unesco.org/fr/listesindicatives/1161/

 

http://www.initalytoday.com/fr/pouilles/monte_santangelo/index.htm

 

http://www.initalytoday.com/fr/pouilles/vieste/index.htm

 

http://web.tiscali.it/itcvieste/viestitin01/cattedralef.htm

 

http://www.geo-decouverte.com/pdf/Brochure_POUILLES_2010.pdf

 

http://www.bellitalie.org/vieste.html

 

http://www.stupormundi.it/Franc/monuments.htm

 

http://luirig.altervista.org/pics/index4.php?search=Monte+S.+Angelo+-+Chiesa+di+S.+Maria+Maggiore&page=1

 

http://www.montesantangelo.com/chiesa-di-santa-maria-maggiore/

 

voyage,italie,pouillesd,gargano,vieste,monte sant'angelo

 

 

voyage,italie,pouillesd,gargano,vieste,monte sant'angelo

Pouilles (1) : Trani

Notre voyage dans la région des Pouilles s’est déroulé du 6 au 13 juin 2013.

 

 

ITALIE_pouilles_map.jpg

 

Après un vol sans histoire de Bruxelles à Bari via Milan, nous rejoignons notre premier hôtel, situé à Manfredonia. Nous y séjournerons deux nuits.

 

Sur le trajet, une première visite : Trani.

 

 

La Cathédrale de Trani, dédiée à San Nicola Pellegrino, est un exemple d’architecture romane des Pouilles, qui unit de façon harmonieuse, les différents styles d’époques et cultures.

 

IMG_15663-pf-cadre1.jpg

La construction de l’église dédiée à Saint-Nicolas-Le-Pèlerin commença en 1099 et fut complètement achevée en 1143. Elle est d’une beauté sobre, qui, sans faste, attire le regard du visiteur.

 

IMG_15632-pf-cadre1.jpg

Elle a été construite en utilisant le matériau de tuf calcaire typique de la région : c’est la pierre de Trani, extraite des carrières de la ville, caractérisée par une très légère couleur rose, presque blanc.

 

L’église se distingue par son important transept et par l’utilisation de l’arc ogival formant un passage sous le clocher, un phénomène pas très courant dans l’architecture romane.

 

IMG_15636-pf-cadre1.jpg

La façade blanc-rose, dominée par le clocher du XIIIème siècle (1230 – 1239), possède en son centre une rosace et trois fenêtres alignées.

 

 

Elle a un portail en bronze finement décoré par Barisano da Trani, divisé en 32 panneaux représentant chacun un personnage de la Bible. Il s’agit d’une copie, l’original étant conservé à l’intérieur.

 

Sur le pourtour du portail, la décoration dénote une influence arabe.

 

2013_06_061-cadre1.jpg

 

D’abord, en haut de l’escalier, on trouve de part et d’autre du portail le lion traditionnel des cathédrales romanes des Pouilles et d’ailleurs. L’homme qu’il a saisi entre ses pattes tente de se dégager en repoussant son cou, tandis que le lion regarde sur le côté d’un air plutôt débonnaire.

Au-dessus, une grande fenêtre est ornée de lions et d’éléphants, animaux que l’on retrouve partout dans la région.

IMG_15638-pf-cadre1.jpg


 

voyages,pouilles,trani,ictam

Sur les côtés du bâtiment comme dans les angles surgissent des sculptures qui appartiennent au bestiaire médiéval ou qui représentent des figures humaines et qui constituent une décoration dont la présence évite toute monotonie des surfaces.

 

IMG_15655-pf-cadre1.jpg

IMG_15639-pf-cadre1.jpg


IMG_15656-rec-cadre1.jpg

 

 


Le clocher, haut de 59 mètres, construit en époques différentes, est décoré par une série de fenêtres géminées, trilobées et pentalobées terminant par une flèche octogonale.

 

IMG_15633-pf-cadre1.jpg

Bâtie sur un plan en croix latine, elle est partagée en trois nefs par des colonnes géminées ; les tribunes donnent sur la nef centrale par quatorze arcs trilobés. La nef centrale et le transept sont couverts de chevrons apparents, tandis que les deux bas-côtés ont des voûtes d’arêtes.

 

IMG_15643-pf-cadre1.jpg

IMG_15646-pf-cadre1.jpg

 

IMG_15644-rec-cadre1.jpg



Dans la zone presbytérale, se trouvent les restes d’une mosaïque du XIIème siècle, faisant peut-être partie du premier pavement en mosaïque signé par le prêtre Pantaleone.

 

IMG_15647-pf-cadre1.jpg

La crypte fut dessinée au XIIème s. et terminée en 1142 ; elle se compose de 42 croisées soutenues par 28 colonnes en marbre grec, surmontées de chapiteaux réalisés dans la même pierre.

 

IMG_15642-rec-cadre1.jpg

 

IMG_15641-pf-cadre1.jpg

IMG_15645-bis-cadre1.jpg



Le château de Trani est l’un des plus beaux exemples de fortifications commanditées dans les Pouilles par Frédéric II de Souabe. La construction, bâtie sur la ligne de côte de la mer Adriatique, commença en 1233 et s’acheva, probablement, en 1249.

 

IMG_15635-pf-cadre1.jpg

En 1259, les noces de Manfred, fils de Frédéric II, et de Hélène Comnème, fille de Michel II, roi d’Epire, y furent célébrées. Au début du XVIème siècle, en raison des nouvelles exigences imposées par l’emploi de nouvelles armes à feu, le château subit des changements substantiels avec la démolition et la construction de nouvelles parties, dont surtout le bastion orné d’arcs lancéolés, situé sur le versant ouest.

 

De 1586 à 1677, il fut le siège de la Sacra Regia Udienza, organe judiciaire, administratif et politique de la Terre de Bari. De 1860 à 1975, il abrita la prison judiciaire et fut restitué à la jouissance publique en 1998

 

IMG_15634-pf-cadre1.jpg

 

Trani est aussi un port de pêche.

 

 

2013_06_06-cadre1.jpg

 

IMG_15657-pf-cadre1.jpg

Pour compléter :

 

http://www.italia.it/fr/decouvrez-litalie/pouilles.html#box_1

 

http://en.wikipedia.org/wiki/Trani

 

http://www.pugliaimperiale.com/turismo/wheretogo/citta/citta.asp?art=10

 

http://thierry.jamard.over-blog.com/article-trani-vendredi-22-octobre-2010-65677376.html

 

http://www.narthex.fr/blogs/itineraires-italiens-du-sacre/bari-et-trani

 

http://www.pouilles.ch/

 

http://www.ictam.com/Site_pages_FR/-EUROPE/italie_pouilles.html

 

 

IMG_15661-bis-cadre1.jpg

Herbe à Robert

C’est la seule « mauvaise herbe » que j’apprécie dans le jardin.

 

Vous l’avez sans doute reconnue : l’herbe à Robert ou l’herbe à l’equinancie (Geranium robertianum).

 

Ce petit géranium pousse souvent dans les interstices d’un vieux mur en pierre, quand il a trouvé un peu d’ombre et d’humidité. Il a besoin de juste un peu de sable pour prendre racine. Il dégage une odeur assez forte que certains qualifient de désagréable, mais ce n’est pas mon avis.

Je trouve ses petites fleurs d’un rose exquis si attendrissantes avec leurs rayures plus foncées.

L’herbe à Robert n’a souvent pas de rivale pour garnir les endroits ingrats dans lesquels elle parvient à croitre. Il lui suffit d’un peu de vieux mortier de chaux qui se délite entre deux pierres d’un mur pour se développer.

 

IMG_15620-bis-cadre1.jpg

 

 

IMG_15616-rec-cadre1.jpg

Pour compléter :

 

http://abiris.snv.jussieu.fr/herbier/Geranium_herbe_a_Robert.html

 

http://plantes-sauvages.skynetblogs.be/archive/2008/06/01/herbe-a-robert-geranium-robertanium.html

 

http://monerbier.canalblog.com/archives/2010/12/04/19780567.html

 

http://luxe.campagne.free.fr/herbe-a-robert.html

 

 

 

Revoir :

 

http://papylou-varia.skynetblogs.be/archive/2011/07/16/herbe-a-robert.html

 

Phalène

D’année en année, un joli petit papillon vient se poser sur la fenêtre du living ou de mon bureau.

Pas facile à photographier, ni de dos, ni de face car il est tellement petit et l’éclairage ambiant très perturbateur.

Voilà la photo de face.

IMG_15581-rec-cadre1.jpg

IMG_15594-bis-cadre1.jpg

Et la photo de dos.

 

IMG_15599-rec1-cadre1.jpg

Identification probable : phalène

Les phalènes ou géomètres forment une très vaste famille de papillons hétérocères puisqu’on y compte plus de 12 000 espèces.

Ce sont des papillons au corps relativement fin, sinon frêle, mais dotés d’ailes assez larges avec souvent des motifs remarquables… et qui les font remarquer quand on arrive à les apercevoir, ce qui n’est pas toujours très aisé.

Ces papillons doivent leur nom de géomètres à leurs chenilles qui ne portent que deux paires de fausses pattes et qui se déplacent en formant d’abord une boucle étroite avant de s’étendre, puis de former à nouveau une boucle étroite…

Au repos ces chenilles se confondent avec des petits rameaux.

Pour compléter :

 

http://www.ecosociosystemes.fr/phalenes.html

 

http://aramel.free.fr/INSECTES13ter-1.shtml