Novembre au jardin – retour sur image

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Mestrovic retrouve Rodin

Pour illustrer cet article paru dans La Libre Belgique, je reprends quelques photos prises à Zagreb, dans l’atelier-musée de Mestrovic et à Split.

 

Mestrovic retrouve Rodin

Roger Pierre Turine

Mis en ligne le 26/10/2012

Saison croate à Paris : les bronzes d’Ivan Mestrovic animent la cour du Musée Rodin. Rodin qui fut son maître à penser et à sculpter.

Il n’est pas trop connu chez nous et c’est regrettable. Tout qui a visité Split, la belle cité croate du bord de mer, n’a pu manquer, grandiose et dominateur, son « Grégoire de Nin », un bronze qui défie l’environnement.

 

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Ou son « Monument de reconnaissance à la France », de Belgrade, voire son « Indien à l’arc », du Musée de Chicago, toutes sculptures empreintes d’une énergie peu courante. Il y a son Atelier Mestrovic à Zagreb, qui vaut son pesant de surprises et bonnes découvertes, et il y a la Galerie Mestrovic de Split. C’est dire qu’Ivan Mestrovic, né à Vrpolje, Croatie, en 1883, et mort à South Bend, aux Etats-Unis, en 1962, est considéré, dans son pays natal comme une espèce de Messie de l’art croate, les artistes du cru, les sculpteurs surtout, sachant bien tout ce qu’ils lui doivent. Abstrait et figure notoire, Dusan Dzamonja, qui vécut un moment à Bruxelles avant de retourner mourir chez lui il y a quelques années, ne tarissait pas d’éloges envers son aîné.

Terre d’artistes en des domaines très variés, l’ancienne Yougoslavie dans son ensemble fut propice à la création et, en peinture, Dado et Velickovic, l’un Monténégrin, l’autre Serbe, en demeurent des fleurons de la fin du XXe siècle. C’est cependant à Vienne que se forma le jeune Mestrovic au tout début du XXe siècle en pleine explosion Sécessionniste et il fut, à partir de 1906, membre de cette Sécession auprès de ses figures d’exception, Klimt, Hoffmann ou Schiele.

Rodin fut toutefois son maître à penser et à sculpter, l’expression et le mouvement du maître de la sculpture moderne l’impressionnant au point qu’il s’en fit, à son tour, un cheval de bataille. En 1908 d’ailleurs, Mestrovic rejoignit Paris, y rencontra Rodin, développa un art héroïque qui fut ensuite souvent le fait des sculpteurs croates à l’occasion des nombreux monuments que les uns et les autres édifièrent en souvenir des patriotes, les Partisans, engagés dans des guerres infernales.

Se distanciant des conquêtes informelles, Mestrovic demeura un adepte de la figuration, les thèmes spirituels étant souvent son fort. En 1922, il rentrait dans son pays, y magnifiant d’autres cordes à son arc, l’architecture, l’écriture, l’enseignement. Il fut alors reconnu tous azimuts. Ce qui lui permit, la Seconde Guerre l’engageant à quitter un pays trop engagé à droite, de rejoindre les Etats-Unis, où il enseigna. Il ne retourna plus dans la Croatie de Tito.

En 1952, dix ans avant sa mort, il légua néanmoins l’ensemble de son œuvre à son pays. D’où les nombreux témoignages d’admiration qu’il y suscite toujours. Ce qui n’est plus vraiment le cas ailleurs, son nom ayant même disparu, le plus souvent, des grandes anthologies consacrées à la sculpture !

Douze pièces monumentales en bronze ont rejoint, pour cet automne croate, la cour d’honneur du Musée Rodin, le patriarche renouant ainsi avec son élève des Balkans. Sont de la partie des pièces essentielles comme son « Timor Dei » de 1904, sa « Main droite d’Antée » de 1908, deux pièces marquées par une influence de Rodin, ou, plus accordées à sa propre inspiration, « Vestale » de 1917, « Les accords lointains » de 1918, « Femme tourmentée » de 1928, et « Perséphone » de 1946, qui n’est pas sans ressemblances avec la « Ville détruite » de Zadkine.

La symbolique religieuse mais aussi le corps féminin, la volupté des formes arrondies mais aussi l’expressivité aiguë, l’angoisse vis-à-vis de la vie et du temps, auront occupé cet homme qui tutoyait l’indicible avec une fermeté auréolée de douceurs, de saveurs.


 

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Musée Rodin, 79 rue de Varenne, 75007 Paris. Jusqu’au 6 janvier 2013, du mardi au dimanche de 10 à 17 h 45.

Pour compléter :

 

http://papylou.skynetblogs.be/archive/2010/10/01/zagreb.html

 

http://papylou.skynetblogs.be/archive/2010/10/05/split-croatie.html

 

http://www.musee-rodin.fr/fr/exposition/ivan-mestrovic

 

 

Trainées d’étoiles

 

Des trainées d’étoiles au dessus de la Terre

La NASA lui a fourni une nouvelle fournée de photographies. Ni une, ni deux, Christoph Malin les a transformées en une magnifique vidéo qu’il a accompagné d’une bande son apaisante.

L’astrophotographe autrichien Christoph Malin a encore frappé. Il nous livre un nouveau time-lapse réalisé à partir des photographies prises depuis la Station spatiale internationale. Petit plus, il les a empilées les unes sur les autres laissant apparaitre des trainées lumineuses au dessus des villes et dans le ciel.

Le temps parait ainsi allongé ce qui donne, au final, un bien beau tableau. Les étoiles semblent étirées, le sol est tel de l’eau sur laquelle glisse l’ISS. C’est un voyage magique, psychédélique.

Dans sa description Vimeo, le photographe a expliqué s’être inspiré en partie du film de science-fiction « Tron » de 1982. Il a d’ailleurs intitulé sa vidéo « Tronized ». Sur son site internet, il livre le pourquoi de cette vidéo. « J’avais la tête dans les étoiles après avoir regardé le saut de Felix Baumgartner. A l’extérieur, les gouttes de pluie martelaient les vitres, alors j’ai attrapé un peu de RedBull ainsi que mes boules Quiès ». C’est ainsi que Christoph Malin s’est mis au travail pour le plaisir de nos yeux.

Un conseil, mettez vos écouteurs, la vidéo en plein écran et laissez-vous emporter par ces images captivantes et la musique envoûtante qui l’accompagne.


Cet article provient de http://www.lalibre.be

 

 

 

Regardez ici :

 

http://vimeo.com/51499009

 

Eristale gluant

Ce dimanche après-midi, petit tour au jardin qui affiche beaucoup moins de fleurs et d’insectes que l’an passé, à pareille époque.

 

Le lierre et les asters attirent encore quelques butineurs.

 

Dont ce syrphe au dessin de l’aile très caractéristique.

 

C’est un éristale (nom masculin selon mon dictionnaire!). Mais lequel ?

 

C’est toujours le même dilemme !

 

Je pense à l’éristale gluant (Eristalis tenax) qui est très commun dans les jardins jusqu’au mois de décembre. Il peut m^me y hiverner dans les troncs creux et sous le lierre.

 

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