En Bretagne (15)

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En route pour Guérande, à nouveau sous la pluie.

 

Une seule image des marais salants, prise de la voiture car il fait un temps à ne pas mettre un appareil photo dehors.

 

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Les marais salants en quelques chiffres

 

Ils s’étendent sur une superficie de 2000 ha répartie en deux zones, l’une, autour du Traict du Croisic (la plus vaste) qui s’étend sur les communes de Batz, de Guérande, et de La Turballe.


L’autre zone est située au-delà du coteau guérandais et couvre 350 ha sur les communes de Mesquer, de Saint-Molf et d’Assérac.

Classés depuis 1996, les marais salants constituent un site remarquable du patrimoine mondial.

Aujourd’hui dans les marais salants, nous comptons environ 250 paludiers, qui récoltent 12000 t de sel par an.

 

Si ce n’est pas le moulin du diable, en voilà un autre photographié après la traversée de la zone des marais salants. 

 

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Du côté de la pointe du Castelli, la côte peut être déchiquetée.

 

 

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Guérande

 

La ville, située sur un plateau qui domine d’une cinquantaine de mètres la région des marais salants, a gardé son aspect du Moyen Age ; ses remparts sont presque intacts.

 

On y entre par la porte Saint-Michel.

 

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L’église Saint-Aubain a été élevée aux XIIème et XIIIème siècle et ensuite profondément remaniée au XVème siècle.

 

Sur le contrefort de droite de la façade, on remarque une curieuse chaire à prêcher extérieure.

 

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Des sculptures de fer évoque l’ancien cimetière qui entourait l’église.

 

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A l’intérieur, la nef, du début de l’art gothique, présente encore quelques parties romanes, en particulier de curieux chapiteaux. Leurs sculptures naïves représentent des scènes de tortures où le Malin préside ricanant aux contorsions des lapidés et des suppliciés.

 

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La grande verrière représente l’Assomption et le couronnement de la Vierge.

 

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L’Assomption est évoquée par la rencontre des Apôtres autour du tombeau vide ; le couronnement, entouré de quatre couronnes d’anges polychromes, a été reconstitué au XVIIIème siècle d’après l’original du XVIème siècle.

 

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Le vitrail du Rosaire (XIXème siècle) est une véritable symphonie en bleu.

 

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Ce petit vitrail en fer de lance serait du XIVème siècle et représente des scènes de la vie de saint Pierre.

 

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Et encore, celui-ci représentant saint Vincent Ferrier de passage à Guérande et guérissant un possédé.

 

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 Dans la ville ….

 

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Pointe de Bilgroix

 

Nous voilà à l’extrémité de la presqu’île de Rhuys. En face Locqmariaquer et la pointe de Kerpenhir.

 

Et un étrange menhir, la statue de sainte-Anne qui veille sur les marins qui passent par là..

 

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Saint-Gildas de Rhuys

 

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L’histoire de Saint-Gildas-de-Rhuys commence vers 536, lorsque le moine breton Gweltas (Gildas) y fonde un monastère ou une abbaye où il sera enterré en 565.

Cette abbaye (abbatia Sancti Gildasii Ruyensis et Rhuvigiensis), dont les origines remontent au VIème siècle, était située dans une presqu’île de la côte de Vannes, nommée Rhuis (ou Rhuys), et dans la paroisse de Saint-Goustan.

Elle était fondée pour neuf religieux. Son abbé jouissait d’un revenu de six mille francs. Les bâtiments de cette abbaye étaient un moment occupés par des sœurs de la Charité de Saint-Louis. Son église, qui renferme plusieurs anciens monuments et possède de précieuses reliques, est devenue paroissiale.

L’abbaye subit deux raids de Normands, en 914 et surtout en 919. La communauté s’enfuie en emportant les reliques du saint fondateur. L’abbaye Saint-Gildas-de-Rhuys tombe alors en ruine. Geoffroy Ier décide de relever l’abbaye de Rhuys et fait appel au père abbé de Saint-Benoît-sur-Loire.

L’abbaye est reconstruite en 1008 par un moine appelé Félix. Parmi les successeurs les plus en vue de Félix, premier abbé, on trouve le célèbre philosophe Abélard (au XIIème siècle). A partir de 1506, l’abbaye de Rhuys tombe à nouveau en ruine puis est reconstruite après 1653. Sous l’emprise des bénédictins de Saint-Maur, elle est remaniée au XVIIème siècle.

L’abbaye de Saint-Gildas-de-Rhuys est revendue comme bien national en 1789. En 1790, des soldats et des gardes-côtes prennent possession des bâtiments.

 

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Pour compléter :

 

http://www.ot-guerande.fr/

 

http://photosfrancecotesouest.eklablog.fr/arzon-pointe-de-bilgroix-c18213715

 

http://www.nieuwsbronnen.com/camping-manoir-surzur/abbatiale.html

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Abbaye_Saint-Gildas_de_Rhuys

 

http://www.infobretagne.com/abbaye_de_saint-gildas-de-rhuys.htm

 

http://www.pierre-abelard.com/itin-saint-gildas.htm

 

 

Le moulin du diable

 

http://fmsaph.free.fr/contes/moulin.html

 

 

Le moulin de Guérande – Gilles Servat

 

http://www.youtube.com/watch?gl=BE&v=rQAeTENLiNA

 

Le bourg de Batz debout sur les marais
Le Croisic tout au bout du grand trait
Sous les veilleurs, les souvenirs m’attendent
Et l’enfance en moi comme un matin

R:
Par-dessus le manteau d’Arlequin
Où les oeillets se fendent sous le sol de Saint-Guénolé
Tournez, tournes les ailes du moulin de Guérande
Sur les grains de mes jours envolés
Sur les grains de mes jours envolés

Chemin de mer pour talus de rochers
Entonnoir de granit écorché
Passaient nos jeux, passaient nos vies gourmandes
Sur le clair sablier de Port-Lin

La mer a fuit l’auge de Saint-Goustan
A l’orée des lents oiseaux distants
Mon père, penché, ramassait des amandes
Des fruits de nacre et des couteaux marins

Sur son balcon allumé de bouquets
Ma grand-mère qui regarde les quais
Et les marais balançant des guirlandes
De bateaux beaux comme des ravins

Des soirs dorés des vieux cars fabuleux
Le soleil dans le pare-brise bleu
Citron brûlant éblouissante offrande
De l’été déjà sur le déclin

 

 

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En Bretagne (14)

En route pour notre prochaine chambre d’hôtes : le moulin de Molac, non loin de Vannes.

 

Nous sommes toujours dans le Morbihan et nous allons explorer tout le pourtour du golfe.

 

Chemin faisant, une première étape : Merlevenez

 

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De style roman, l’église date pour l’essentiel du XIIe siècle : majeure partie de la nef et ses bas-cotés, les deux croisillons et la croisée formant le transept, et le cœur à chevet plat. La tour-lanterne romane supportée par les piles de la croisée a été reconstruite après son écroulement en 1533. Les grandes baies de style flamboyant des croisillons sont un apport du XVe siècle.

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Bombardée en 1944, l’église perdit ses toitures et tout son mobilier ; le décor sculpté fut préservé. L’église a été entièrement restaurée, avec grands soins, à l’identique.

Les vitraux sont l’œuvre du maître verrier Gruber.

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L’église de Merlevenez conserve l’un des plus beaux ensembles de sculptures de l’époque romane en Bretagne. Outre les martyres de saint Laurent et de saint Simon, les chapiteaux sont ornés de personnages à têtes grimaçantes, d’acrobates, de lutteurs, d’animaux fantastiques et de végéteaux. Symboliquement, toute ces scènes enseignent les fidèles sur le bien et le mal.

 

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Ria d’Etel

 

Entrée de la ria d’Etel, la barre d’Etel est surtout réputée être le cauchemar des marins.

 

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Pour ceux qui ne le savent pas, une barre est un banc de sable qui se forme au point de rencontre de la marée et du cours de la rivière. A Etel, elle a la particularité de bouger sans cesse, ce qui rend difficile son repérage.

 

Plus concrètement, ce phénomène naturel doit son nom à un banc de sable sous-marin situé dans le prolongement des dunes de Plouhinec-Erdeven, formé par les courants qui se croisent à l’entrée de la Ria.

La barre d’Etel se forme à marée montante ou descendante, disparaît à marée haute et assèche jusqu’à 2 mètres à marée basse. Le banc de sable qui la provoque, se déplace au gré des vents et des courants. La mer qui se brise sur toute la longueur de l’embouchure rend la barre difficilement franchissable à certaines marées, quand le vent souffle du large.

 

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Le sémaphore de la barre d’Etel assure la sécurité du passage de la barre. C’est le seul sémaphore de France tenu par une femme. Des vacations sont organisées 3 heures avant la pleine mer et 2 après la pleine mer. Le franchissement de la Barre d’Etel présentant certaines difficultés, notamment en cas de mauvais temps, il est fortement conseillé aux plaisanciers de suivre les instructions communiquées par le Sémaphore d’Etel. La navigation de nuit y est interdite. Le courant marin est particulièrement fort au point que certains estiment qu’il serait possible d’installer des hydroliennes, mais encore faudrait-il en évaluer l’impact et la gêne pour la navigation

 

L’endroit est riche de dramatiques histoires, comme lorsque 9 personnes moururent lors du chavirement du Zodiac du Docteur Bombard …

 

Les plages ici sont magnifiques, mais vous l’aurez compris : interdiction formelle de se baigner 

 

En 2011, le TK Bremen, un cargo de 109 mètres, s’est échoué sur la plage de Kerminihy près de la ria d’Etel, avec 190 tonnes de carburant dans ses cuves, dont plusieurs dizaines se sont déversées dans la mer.

 

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Sémaphore d’Etel

DESCRIPTION DE L’ACTIVITE

L’activité consiste à :

  • Déterminer, à l’aide de jalons, les limites des bans de sable, mobiles, et localiser la passe (passage navigable entre deux terres) par où diriger les navires

  • Guider les navires pour l’entrée et la sortie de la rivière :

    • Guidage visuel à l’aide d’une flèche rouge et d’une boule noire :

      • flèche horizontale : interdiction à tout navire de franchir la passe

      • flèche verticale et boule noire en position basse : autorisation de franchir la passe pour tout navire

      • flèche verticale et boule noire en position haute : autorisation limitée aux navires de plus de 8 mètres et pontés

    • Guidage par les ondes : V.H.F. ou téléphone

  • Alerter, en cas d’accident, même mineur, des secours appropriés, notamment du CROSS (Centre Régional Opérationnel de Surveillance et de Sauvetage)

MACHINES ET OUTILS UTILISES

Les instruments utilisés sont :

  • Le volant (ou barre) : permet d’orienter la flèche rouge située au sommet du sémaphore

  • Le radar : utile pour repérer les navires en temps de brouillard

  • La V.H.F. (Very High Frequencies) : permet d’entrer en contact radio avec les navires qui en sont équipés et avec les centres de secours, essentiellement le CROSS chargé de surveiller la zone maritime correspondante ; la V.H.F a l’avantage sur le téléphone de permettre les conversations à plusieurs et donc une coordination meilleure et plus rapide des secours

  • Le téléphone : de plus en plus de navires sont équipés de téléphones portables, utiles pour guider le navire lors du franchissement de la passe ; mais il a l’inconvénient de ne mettre en contact que deux interlocuteurs à la fois

  • Les jumelles

 

Sur la photo, la flèche est droite vers le ciel, ce qui signifie  » le courant sortant est droit et la sortie est libre vers la mer  » (donc pas de banc de sable en face).

 

Les mégalithes

 

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Les alignements de Carnac

 

Nombreuses sont les légendes qui tentent d’expliquer les alignements, car pendant longtemps l’origine de ces structures était inconnue. La plupart des légendes lie la fertilité et les menhirs, car elle perpétue le souvenir de cultes sacrés.

La légende de saint-Cornély raconte la mésaventure des soldats romains pétrifiés et transformés en menhirs

Les alignements ont été érigés au Néolithique par des communautés sédentarisées entre le Ve millénaire avant J.-C. et le IIe millénaire avant J.-C.. Ces tribus, installées dans de grandes maisons en bois et en argile pratiquaient l’élevage et l’agriculture. La sédentarisation les amena à créer un culte de morts en construisant d’immenses tombeaux collectifs, des stèles géantes, des dolmens et des alignements de menhirs. Les hommes savaient manœuvrer les lourdes pierres grâce à des rondins et des cordes. De nombreuses expériences ont montré qu’avec peu d’hommes la manutention de lourdes pierres était faisable. Le grand menhir de Locmariaquer, lourd de 300 tonnes et constitué de 20 mètres de granite, est un exemple parfait de transport et de levage de pierre.

 

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Dans chaque alignement, les menhirs sont placés par ordre décroissant et chaque série forme un angle précis avec la précédente. En moyenne, les pierres pèsent entre 1 et 2 tonnes mais beaucoup sont nettement plus lourdes. Chaque alignement se termine sur une enceinte mégalithique plus ou moins visible.

 

On constate une certaine organisation entre la taille des blocs et la nature du terrain. En effet, la pente du terrain et la fracturation du granite sous-jacent a influé sur cette organisation. Les interruptions dans les alignements sont dus à des détériorations au cours des siècles, notamment pour la construction des bâtiments voisins aux alignements.

 

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Locmariaquer

 

Terre de légendes et de mystères, Locmariaquer abrite une concentration remarquable de mégalithes. À l’instar de Carnac, la cité recèle un ensemble singulier et rare de monuments datant de l’époque néolithique. Ici des hommes ont laissé un héritage prestigieux, vestiges funéraires annonçant l’ère des grandes pyramides à travers le monde.

 

 

Le Grand Menhir Brisé

 

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Quatre énormes blocs gisant à terre marquent le souvenir de ce qui a peut-être été l’une des plus grandes prouesses techniques de l’humanité : l’extraction, le façonnage, le transport sur une dizaine de kilomètres et l’érection d’un monolithe de plus de 20m de long pour une masse de près de 300 tonnes quelque 45 siècles avant J.-C.

 

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C’est le plus grand et le plus lourd menhir de la préhistoire.

 

La Table-des Marchands

 

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L’intérieur de ce monument emblématique de Locmariaquer a été fouillé dès 1811.

Malgré les méthodes encore rudimentaires de l’époque, les fouilleurs remarquèrent que le contenu de la chambre était stratifié et ils y recueillirent divers objets, dont un « peloton de fil d’or » (sans doute un bijou chalcolithique) qui devait malencontreusement exciter les cupidités.

 

L’œuvre majeure est sans conteste la stèle en grès blanc qui forme le chevet de la chambre et qu’il faut imaginer luisant dans la pénombre de la sépulture.

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Son contour naturellement ogival est souligné par un grand « écusson » à l’intérieur duquel s’organisent quatre registres de « crosses » disposées en une symétrie bilatérale. Cet emblème monumental est complété par d’autres signes à la base de la pierre et à son verso.

 

Le plafond de ce même monument correspond à la moitié inférieure d’une grande stèle débitée dont la reconstitution montre une superposition de signes géants, aujourd’hui partagés entre la Table-des-Marchands et Gavrinis mais qui étaient à l’origine destinés à être admirés et vénérés de tous à distance lorsque la pierre se dressait à l’air libre : une grande « hache-charrue », deux représentations animales (sans doute des bovins aux cornes hypertrophiées), une « crosse » et une grande « hache emmanchée ».

 

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Le tumulus d’Er Grah

 

Dans son état restauré actuel, le monument se présente comme un immense trapèze de 140m de long, 16m de large à l’extrémité nord et 26m à l’extrémité sud, allongé vers le N-NW et axé sur le Grand-Menhir.


La hauteur reste modeste (moins de 2m) ; la partie nord apparaît comme un cairn entourant la grande dalle d’orthogneiss qui recouvre une tombe inaccessible depuis l’extérieur tandis que le sud est terreux entre de simples bordures pierreuses.


Enfin, tout un système de parements structure les massifs de pierres.

 

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Pour compléter :

 

http://www.merlevenez.com/Eglise-Romane-Du-XIIe-siecle

 

http://marcus-retais.blogspot.be/2008/09/la-barre-detel.html

 

http://www.ria-etel.com/pages/FR/mer-ria-etel/services-ria-etel.html

 

http://www.lorient.maville.com/actu/actudet_-Au-semaphore-elle-tient-la-barre-devant-Etel-_dep-1277099_actu.Htm

 

http://www.vivre-a-kerhostin.net/2011/12/le-cargo-echoue/

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Alignements_de_Carnac

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Locmariaquer

 

http://www.culture.gouv.fr/culture/arcnat/megalithes/fr/mega/megaloc.htm

 

En Bretagne (13)

Un autre jour dans le Morbihan, donc d’autres découvertes.

 

Au programme : Hennebont, Port-Louis et Lorient

 

Hennebont

 

La basilique Notre-Dame de Paradis (XVIe siècle)

De style gothique flamboyant, elle est construite de 1514 à 1524 sous l’impulsion d’un maréchal-ferrant, François Michart. Elle est bâtie en l’honneur de la Vierge Marie sous le vocable de « Notre-Dame-du-Paradis ». Sa flèche culmine à 65 mètres.

 

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Cette grandiose chapelle devenue église paroissiale après 1590, a été élevée au rang de basilique mineure par le pape Pie X en 1913 pour récompenser la dévotion exemplaire des Hennebontais à Notre-Dame.

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Les vitraux de Max Ingrand retracent les grandes pages de l’histoire mariale d’Hennebont ;

Max Ingrand est un maître-verrier né à Bressuire (79) en 1908 et mort à Paris en 1969.
Elève de Le Maresquier, il réalisa entre autres, des vitraux à Maison-Alfort, Montmartre, Bobigny, Les baux de Provence, le seul vitrail moderne de la cathédrale de Strasbourg et la grande verrière d’Yvetot…


Les vitraux ici ont été réalisés et posés en 3 phases, entre 1955 et 1965, en conservant les mêmes thèmes que ceux du 19e siècle que les bombardements de la seconde guerre mondiale avait détruits.
Ils retracent des épisodes de la vie de Marie dans le chœur et des épisodes liés à l’histoire de la ville dans la nef.


Saint Gilles le patron d’Hennebont

 

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François Michard, maréchal-ferrant, et l’abbesse Guillemette Rivallen, de l’Abbaye de la Joie, organisant la construction de ce qui deviendrait la basilique Notre-Dame du Paradis.


 

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Jeanne la Flamme. En 1342, Jeanne de Flandre, épouse de Jean de Montfort, emprisonné, résista aux assauts de l’armée de Charles de Blois, dont elle incendia le camp, l’obligeant à lever le siège de la ville. D’où son surnom.

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Les remparts

C’est en 1250 que Jean Ier Le Roux décide de construire des fortifications sur la rive gauche après avoir démantelé la motte féodale du seigneur félon du Kémenet-Heboë, situé sur la rive droite.

L’enceinte visible aujourd’hui date du XVe siècle même si elle a connu maintes destructions et reconstructions jusqu’à nos jours.

 

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Progressivement enserrés dans le tissu urbain, les remparts ne sont redécouverts et mis en valeur qu’après les destructions de la seconde guerre mondiale.

Des tours placées aux quatre coins cardinaux, il n’en subsiste plus guère que quatre : celle des Carmes, au nord-est, celles qui défendent la tour dite de Broerec’h la tour Saint-Nicolas (au sud) et la tour Rospadern au bord du Blavet.

 

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La porte Broërec’h

Ouvrage défensif, son nom évoque le Bro-Erec, le « Pays du roi Waroc », un des plus anciens comtes de Vannes. Car elle ouvrait sur la route de Vannes. Cette porte, édifiée au XVe siècle, élément majeur des fortifications médiévales, a connu plusieurs usages : corps de garde, prison, habitation pour les sans-logis et enfin musée. Elle a même failli être détruite au XIXe siècle. On peut y voir les traces de l’emplacement des ponts-levis.

 

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La ville close

 

Abritées derrière les hauts murs des remparts, la ville close abrite quelques maisons qui méritent le détour.:

La maison dite « du Sénéchal », située à l’angle de la rue de la paix, est l’une des rares maisons du XVIe siècle à pans de bois à avoir survécu aux incendies provoqués par les bombardements d’août 1944.

 

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La sénéchaussée d’Hennebont, instrument d’administration royale, relevait du grand bailliage de Quimper, province de Bretagne. Cette division administrative comptait 57 paroisses et s’étendait de l’île de Groix au territoire de Plouguervenel et de la vallée de l’Ellé à la rivière d’Etel. Cette maison logeait le sénéchal, premier magistrat de la cité, et jouxtait jusqu’en 1935 l’ancien auditoire de la sénéchaussée. C’est l’une des très rares maisons à pans de bois qui subsistent dans la ville depuis la guerre. Sa structure est régie par sa situation à l’angle de la rue. Elle se compose d’un soubassement de pierre supportant des poteaux de bois et un pilier d’angle en pierre. L’étage et le comble à surcroît sont en encorbellement.

 

Port-Louis

 

 

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L’histoire du pays du Port-Louis est toujours conditionnée par sa situation naturelle exceptionnelle.

 

C’est sa géographie particulière qui scella le devenir de l’ensemble compris entre le Blavet, à l’Ouest, et la rivière d’Étel, à l’Est. La presqu’île du Port-Louis est constituée d’un éperon granitique régnant sur une côte sableuse du côté de la mer, vaseuse du côté de la rade. Le piton est difficilement accessible par la mer, rendue périlleuse à marée haute par les rochers à fleur d’eau et à marée basse par les bancs de vase. Ainsi se trouve justifié le vieil adage : « Au hâvre du Blavet, bien fol est qui s’y met ! ».

 

La Citadelle de Port-Louis est une citadelle construite au XVIème siècle par les Espagnols, puis modifiée au XVIIème siècle par les Français.

 

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Une manière de rallier Lorient, c’est prendre le Batobus.

 

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Beaucoup d’animation sur le plan d’eau car les bateaux de la « Volvo Ocean Race » y font escale, près de la base sous-marine.

 

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La Volvo Ocean Race, anciennement appelée Whitbread, est une course autour du monde qui est partie d’Alicante (Espagne) le 5 novembre 2011.

 

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Pendant 8 mois et au fil de 10 escales, les équipages engagés parcourront plus de 39 270 milles.  Deux hémisphères, trois océans (Atlantique, Indien, Pacifique), cinq mers (Méditerranée, Oman, Chine, Tasmanie, Iroise, Manche), quatre golfes (Oman, Persique, Bengale, Hauraki), six détroits (Gibraltar, Ormuz, Malacca, Luçon, Drake, Providence), des baies, des rades, des courants… le parcours de la Volvo Ocean Race propose un très large éventail de conditions météorologiques.

 

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La course s’est achevée à Galway (Irlande) le 7 juillet 2012 après avoir fait escale en France à Lorient, base de Groupama sailing team, du 16 juin au 1er juillet 2012.

 

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Construite par les allemands entre février 1941 et janvier 1943, la base de sous-marins de Keroman, est un édifice qui fut conçu pour abriter une trentaine de U-boote et leurs équipages. Une fois la guerre terminée, ce site unique au monde deviendra la base de soutien des sous-marins à propulsion classique de la Marine Nationale avant d’être définitivement fermé en 1997.

 

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Lorient

 

Lorient sera presque entièrement rasée en 1943-1944 par les bombardements alliés qui échoueront dans l’objectif de détruire la base des sous-marins, malgré le déversement de 4 000 tonnes de bombes.

 

C’est maintenant une ville moderne fort animée.

 

 

Eglise Notre-Dame de la Victoire

 

Reconstruite en 1954-1956 par l’architecte Jean-Baptiste Hourlier à 400 mètres de son site d’origine,  l’église Notre-Dame-de-Victoire (appelée église Saint-Louis par les Lorientais) occupe l’un des côtés de la Place Alsace-Lorraine. Elle s’y intègre modestement en adoptant le même revêtement de granit et en respectant la hauteur et l’alignement de l’ensemble. L’extérieur frappe par sa composition épurée : un clocher de béton rejeté sur la gauche du cube monumental.

 

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A l’intérieur, le contraste avec la rigueur de l’extérieur est saisissant. Sous la coupole, portée par quatre piliers d’une rare finesse, tout aspire à l’élévation. Les matériaux et textures se répondent : le béton, laissé brut trouve ici ses lettres de noblesse, placé au même rang que le marbre du sol ; le teck du mobilier liturgique dialogue avec le verre brut des vitraux. Fresques et sculptures alternent tradition et modernité.  

 

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 L’église Notre-Dame-de-Victoire a reçu le label « Patrimoine du XXe siècle ».  

 

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Pays de bateaux

 

Nous retrouvons « Létoile du Roy », aperçue à Saint-Malo, au début de notre périple breton.

 

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L’ « Heliotrope », chalutier de fond qui fait des marées de 12 jours en Irlande et au nord de l’Ecosse. Il appartient à la flottille de pêche des mousquetaires.

 

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Le « RM Moulis », remorqueur portuaire construit à Rupelmonde en 1983.

 

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Un géant des mers

 

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Pour compléter :

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Forges_d%27Hennebont

 

http://www.infobretagne.com/hennebont.htm

 

http://www.petit-patrimoine.com/fiche-petit-patrimoine.php?id_pp=56083_2

 

 

http://www.laroyale-modelisme.net/t1721-la-citadelle-de-port-louis-avec-l-autorisation-du-musee-national-de-la-marine

 

http://www.bateaux-fecamp.fr/article-heliotrope-lo-752559-59235599.html

 

http://www.bateauxdepeche.net/pagescapeche.htm

 

http://www.bateaux-fecamp.fr/article-rm-moulis-imo-8120600-45384880.html

 

 

En Bretagne (12)

On ne peut traverser le bourg de Kernascléden sans être frappé par la beauté de l’église Notre-Dame. Cet édifice, référence de l’architecture gothique flamboyante, possède toutes les richesses de cette époque.

 

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A l’intérieur, on est époustouflé par la magnificence des fresques représentant les scènes de la vie de la Vierge Marie et de Jésus. On rêve face aux anges musiciens qui ont interpellé un illustre visiteur : le peintre Maurice Denis.

 

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On est plus inquiet devant l’enfer et ses diables ou la danse macabre qui nous rappelle que nous sommes tous égaux face à la mort.

 

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Frapper les esprits et assurer leur prestige, tel était le but des nobles mécènes.

 

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Mission accomplie avec «L’Enfer», une peinture murale à la fois inquiétante et drôle qui éclaire le bras sud du transept. Les damnés mijotent dans des marmites ventrues, touillés par des démons fourchus et hilares. Les paroissiens n’ont qu’à bien se tenir s’ils ne veulent être jetés dans ce bouillon infernal.

 

Seigneur ou simple laboureur, chacun se présente sur un pied d’égalité devant la mort. Tel est le message de la «Danse macabre», fresque voisine de «L’Enfer».

Tout le monde passe de l’autre côté du miroir : du pape au roi, jusqu’au pauvre gueux. Malheureusement, cette symbolique gavotte du Pays Pourlet a bien failli trépasser elle aussi. Il ne reste plus que quelques «danseurs», préservés des ravages de l’humidité

 

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Le diable en Bretagne

 

 

Spontus ! Skrijus !

Terrifiant, angoissant !

 

Jusqu’au début du XXème siècle, l’évocation ou la représentation du démon suscite peur et angoisse.

 

Il incarne les forces maléfiques ; il est partout, tapi, prêt à déceler et à profiter de la moindre défaillance humaine. « AN ANKOU » : sinistre, il vient emporter les âmes des damnés dans un monde sans espoir, l’Enfer, « AN IFERN ».

 

Le Malin, autre appellation est cependant parfois tourné en dérision, berné, ridiculisé, maltraité lui-même: c’est qu’il n’est pas toujours très futé et que les saints en viennent à bout « AN DIAOUL », Satan.

 

Il tient une place importante dans les contes et légendes de Bretagne et encore plus dans le domaine religieux.

 

Au XVIIème siècle notamment les moines missionnaires Michel LE NOBLETZ et surtout « AN TAD MANER », le père MAUNOIR présentent l’image d’un diable omniprésent sous forme de « TAOLENNOU » appelés aussi tableaux de missions : images effrayantes, terrorisant ou tout au moins impressionnant les populations : il s’agit de réveiller la foi un peu vacillante des bretons illettrés et fêtards.

 

Le diable est le plus souvent représenté sous forme humaine, mais il se trahit par des pieds fourchus ou griffus, et aussi par des cornes « KERNIOU » plus ou moins apparentes et la queue qu’il cherche à dissimuler.

 

On peut le reconnaître aussi sous forme d’animaux, plus ou moins maléfiques, « AR SPONTAILHOU » : taureaux, chiens noirs (dans le YEUN ELLEZ), chats noirs, boucs (incarnant la luxure).

 

Il est représenté sur les vitraux, il figure en statues dans les églises, sur les calvaires : DIAOUL AR YEURC’H (le diable du Juch), Plougastel-Daoulas, Plougonven, Pleyben.

 

A Plougastel et Guimiliau c’est « KATELL GOLLET » (Catherine la perdue) qui est sa victime : elle a dansé toute la nuit dans les bras de Lucifer et au petit matin on l’a retrouvée sans vie.

 

La belle fresque de l’église de Kernascleden (XVème siècle) offre une caricature des démons de l’enfer, torturant les damnés. Malgré la cruauté des scènes, elles présentent un caractère presque humoristique.

 

 

Le Faouët

 

La chapelle Sainte-Barbe

 

Située à flanc de colline, elle est enchâssée dans un site remarquable : le sommet de la colline offre une vue magnifique de la vallée.

 

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La chapelle est précédée sur le plateau en surplomb d’une maison de garde et d’une cloche de pèlerins. Son accès se fait par un escalier de style Renaissance, datant de 1700, qui mène sur la droite à l’oratoire Saint-Michel, construit sur un éperon relié par une arche, et sur la gauche à un ossuaire, puis en contrebas à la chapelle.

 

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Cette dernière n’est constituée, du fait de l’étroitesse du lieu, que d’une seule travée et d’une abside.

 

En raison des contraintes topographiques, elle présente l’originalité de ne pas être orientée dans l’axe traditionnel ouest/est, mais dans un axe sud-est/nord-ouest avec une entrée principale au sud-ouest.

 

La chapelle possède des contreforts surmontés de pinacles ornés de gargouilles.

 

La voûte de la chapelle est en pierre, alors qu’elles sont généralement faite en bois à cette époque, en croisée d’ogive.

 

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La chapelle Saint-Fiacre

 

Malheureusement fermée lors de notre visite.

 

 

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Les Halles.


Elles datent du début du XVIe siècle et furent restaurées à plusieurs reprises depuis le XIXe siècle.

 

Elles conservent toute leur majesté et témoignent d’un riche passé.


 

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C’est un édifice aux dimensions impressionnantes: 53m sur 19m, divisée en 3 nefs et 15 travées, surmonté d’un clocher octogonal coiffé d’un bulbe.

 

La toiture et la charpente de chêne et de sapin reposent sur une rangée d’épais piliers en bois avec des socles en granit.

 

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Bélon

 

 

Le « Pays des rias » ? Mais dit-on « ria » ou « aber » pour parler de ces bras de mer qui pénètrent dans les terres ? Les deux se disent mais ils parlent toujours de paysages où terre et mer se confondent. Ces larges vallées envahies par la mer fascinent le visiteur pour leur luminosité et leurs nuances de couleurs.

 

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Reprenant les expériences du naturaliste Victor Costes sur l’élevage des Huîtres en bancs artificiels, Hippolyte de Mauduit et son beau-frère Auguste de Solminihac furent des pionniers de l’ostréiculture en Bretagne et plus spécialement en rivière du Bélon (Sud-Finistère) où ils créent en 1864 la première exploitation ostréicole, les « Huîtrières du Château de Bélon ».

 

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Un mélange particulier d’eau douce et d’eau de mer confère à l’huître affinée ici son fameux goût de noisette.

 

Avez-vous déjà goûter un pied-de-cheval ?

 

Le pied-de-cheval est une variété d’huître plate de grande taille, extrêmement savoureuse, mais très rare. Elle ne se trouve qu’à l’état sauvage, sur certaines côtes bretonnes.

 

 

Pont-Aven

Sous le nom célèbre « d’école de Pont-Aven » ont été regroupé des peintres de la fin du XIXe siècle ayant vécu et été inspire par ce petit port breton. Des Américains d’abord, dont Robert Wylie ont fréquenté Pont-Aven puis Paul Gauguin (arrivé en 1886), Émile Bernard, Paul Sérusier, Charles Filiger, Maxime Maufra, Henry Moret, Ernest de Chamaillard. Différents styles ont été pratiqués, dont le synthétisme de Félix Jobbé-Duval et l’impressionnisme, né avec Claude Monet.

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De nombreux écrivains et poètes y vécurent également, comme Coppée, Brizeux, Xavier Grall ou Théodore Botrel.

La ville, toujours dédiée aux arts, contient une trentaine de galeries de peinture autour du port et de la fameuse rivière aux 14 moulins.

 

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Quimperlé

Très belle petite cite où il fait bon flâner dans les ruelles médiévales avec leurs maisons à colombages, ou sur les petits ponts enjambant les charmantes rivières. Quimperlé est une ville d’histoire !

Sainte-Croix

 

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L’église abbatiale a été construite à la fin du XIème siècle. Elle est remarquable par son plan cruciforme et circulaire et par l’ampleur de ses volumes.

 

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Une partie de l’église a été détruite lors de l’écroulement du clocher, le 21 mars 1862.

 

Le chœur des moines, un sommet de l’art roman, et la crypte sont restés intacts.

 

Les personnages de la Mise au tombeau sont en pierre blanche et grandeur nature, de sorte que l’on a l’impression, quand on s’approche, de faire partie de la scène: on côtoie la Vierge et saint Jean, Nicodème ou Gamaliel avec leurs étonnants costumes « juifs »… on participe avec eux à l’évènement. C’est vraiment une oeuvre d’art magnifique, sculptée avec un certain sens du détail.

 

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Considérée comme la plus ancienne de Bretagne, elle a été érigée vers 1500 dans l’église, depuis disparue des Dominicains. Chef d’œuvre longtemps méconnu, ce sépulcre a été abandonné aux intempéries et au vandalisme, des environs de 1882 à 1967, ce qui explique les dégradations très visibles.

 

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L’autre trésor de cette église, c’est le splendide retable (1541).

 Les auteurs anonymes ont utilisé le calcaire charentais de Taillebourg.

Ce sont des artistes qui maîtrisent parfaitement l’art de la Renaissance italienne et sont peut-être même originaires de la péninsule.

 Le thème développé est celui de l’église enseignante regroupée autour d’un Jésus.

 Cinq registres superposent de bas en haut : les bustes de personnages de l’Ancien testament parmi lesquels les grands prophètes, les quatre évangélistes, les statuettes des douze apôtres, celles des vertus (et de la vierge qui en constitue la somme) et les bustes des docteurs de l’Antiquité associés aux grands docteurs d’Occident.

 La décoration unit, avec beaucoup de virtuosité, une profusion de motifs dans une symétrie qui n’est qu’apparente.

 

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Les Halles

 

Les Halles ont été réalisées en 1887. Elle sont été reconstruites à l’identique en 2002.

 

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A l’arrière on aperçoit le clocher de Notre Dame de l’Assomption, édifice gothique édifié à la fin du XIIIème siécle.

 

Les ruines de l’église Saint-Colomban

 

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La maison des Archers date du milieu du XVIème siècle.

 

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A côté, sans doute la plus vieille maison de Quimperlé, échoppe ayant conservé son étal de pierre.

 

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Pour compléter :

 

http://www.lamortdanslart.com/danse/France/Kernascleden/dm_kernas.htm

 

http://dominique.suignard.pagesperso-orange.fr/leglisedekernascleden.htm

 

http://parchemin.blogspace.fr/635671/Danse-Macabre-a-Kernascleden/

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Danse_macabre_%28christianisme%29

 

http://www.lamortdanslart.com/danse/danse.htm

 

http://www.nieuwsbronnen.com/camping-manoir-surzur/faouet.html

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Chapelle_Sainte-Barbe_du_Faou%C3%ABt

 

http://www.morbihan.com/chapelle-sainte-barbe/le-faouet/tabid/7430/offreid/2bbc4499-cb9f-4ba5-b1a2-e3d16a2f1acf/detail-visites.aspx

 

http://www.quimperletourisme.com/index.php?page=decouverte&cat=decouverte

 

http://www.jplours.fr/quimperle.htm#stecroix

 

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En Bretagne (11)

Déjà une semaine de vacances ! Nous quittons le Finistère pour rejoindre notre prochaine maison d’hôtes, « Ty mat », dans le Morbihan, près de Lorient.

 

En route donc pour le sud de la Cornouaille et le Pays bigouden.

 

De Quimper à la pointe de Penmarc’h, où selon la légende, s’unirent dans la mort Tristan et Yseult, l’écheveau des traditions est encore le plus serré de Bretagne : le Pays bigouden les concentre et les met en valeur.

 

Quimper

 

Les différentes parties de la cathédrale Saint-Corentin (du XIIIème au Xvème siècle) montrent bien l’évolution du style gothique régional vers sa forme la plus achevée.

 

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Si les tours sont du Xvème s., les flèches ont été ajoutées au XIXème s.

 

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A l’intérieur, le choeur est dévié par rapport à l’axe de la nef.

 

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Les hautes fenêtres sont ornées de splendides vitraux du XVème siècle.

 

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D’autres vitraux


 

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La Mise au tombeau est une copie de celle de Bourges (XVIIIème s.).

 

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Les rues avoisinantes sont bordées de maisons traditionnelles.

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Ainsi cette maison des Cariatides, au rez-de-chaussée ornés d’hommes et de femmes en costume Henri II.

 

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Cette façade montre que les faïenceries sont florissantes depuis le XVIIème siècle

 

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La pointe de Penmarc’h

 

Elle doit sa réputation à ses récifs meurtriers.

 

En 1831, sur une vieille tour, au bout de la pointe, on installa un feu provisoire.

 

En 1835, un premier phare à pétrole fut inauguré. Mais sa faible hauteur ne le rendait pas suffisamment performant.

 

Il fallut alors envisager la construction d’un nouveau phare.

 

C’est à ce moment-là, en 1892, que mourut à Paris la marquise de Blocqueville, fille du général Davout, prince d’ Eckmühl, minuscule village de Bavière où les troupes napoléoniennes avaient remporté une victoire en 1809.


Elle léguait par testament 300000 francs pour la construction d’un phare sur un point dangereux des côtes bretonnes et qui porterait le nom de son illustre père.
Ainsi fut édifié, en 1897, ce phare au nom si peu breton.

 

La haute tour est entièrement construite en granite de Kersanton. Du haut de ses 65 mètres, elle domine la corne de Cornouaille :

« La nuit venue, Eckmühl, le goliath des phares, fait siffler sa faux de feu sur cette terre bosselée et herbue comme un cimetière abandonné » (André Chevrillon).

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La chapelle Notre Dame de la Joie ( au péril de la mer)

 

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Autrefois isolée entre mer et marais, elle affronte les éléments depuis cinq siècles avec ses murs bas à contreforts et son clocher trapu.

 

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Recours des marins en péril, la chapelle servait également d’entrepôt pour tout ce qui pouvait être sauvé des naufrages.

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Les rescapés venaient remercier la Vierge de sa protection, lors d’un immense pardon célébré le 15 août.

Le clocher est sur pignon aveugle, seules trois meurtrières laissent passer un peu de lumière. La courte flèche est accolée de deux tourelles dissymétriques, une octogonale et l’autre cylindrique.

 

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Elle est de plan rectangulaire avec un long et étroit appenti.

 La couverture est en chêne, en forme de coque de bateau renversée.

 

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Le retable exécuté par Jean Le Bosser date de 1756. On peut remarquer également des ex-votos suspendus aux poutres transversales, en remerciement à la Vierge.

 

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Un beau calvaire datant de 1588 jouxte le sanctuaire.

 

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La chapelle de la Madeleine

 

Elle est fermée ce jour-là.

 

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Cette chapelle conserve une nef de 1410, sans bas-côtés. D’abord placée sous le vocable de saint Étienne, elle est dédiée à sainte Marie Madeleine, à l’occasion de son agrandissement au XVIe siècle. Elle possède deux fontaines de dévotion, dont l’une située dans l’enclos paroissial, des chapiteaux anciens aux motifs géométriques et végétaux, ainsi qu’une pietà, de la fin du XVe siècle.

 

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Concarneau

 

 

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Ville portuaire et ancienne place forte de Bretagne, Concarneau a su conserverun riche patrimoine architectural. A l’abri des fortifications de la Ville Close, chalutiers et côtiers débarquent leur pêche non loin des conserveries et des chantiers naval.

 

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De son histoire, déjà très ancienne, on retiendra quelques évènements : Duguesclin, en 1370, bouta les Anglais hors de cet îlot fortifié, Henri IV reçut en 1594 les clés de la ville, Vauban, architecte militaire sous le règne de Louis XIV, rendit encore plus sûr ce port breton en le dotant de remparts imprenables avec ses chemins de ronde, ses créneaux et ses échauguettes qui permettaient ainsi de mieux surveiller les abords.

La Ville Close méritait véritablement ce qualificatif, car elle protégeait ses habitants de toutes intrusions.

Elle fut longtemps un lieu protecteur pour « les braves gens » mais fut aussi une cache discrète pour « les gens malintentionnés »!

 

 

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Pour compléter :

 

http://ty-mat.pagespro-orange.fr/prestation.htm

 

http://phares.du.monde.free.fr/lum20/phare/page51.html

 

http://phares.du.monde.free.fr/lum20/phare/page58.html

 

http://mocquant.pagesperso-orange.fr/Eckmuhl.htm

 

http://www.jplours.fr/penmarch.htm

 

http://ex-libris.over-blog.com/article-a-notre-dame-de-la-joie-74311652.html

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Chapelle_de_la_Madeleine_de_Penmarc%27h

 

http://cathycat-s.blogs-de-voyage.fr/archive/2008/05/08/chapelle-de-la-madeleine-penmarch.html

 

http://filetsbleus.free.fr/concarn/jadis.htm

 

http://www.concarneau.fr/ville/index.php?Itemid=959&catid=149%3Aau-fil-de-linfo-&id=271%3Aa-la-decouverte-de-concarneau-sa-ville-close-au-jt-de-13h00-de-tf1-&lang=fr&option=com_content&view=article

 

 

 

 

 

En Bretagne (10)

La chapelle Notre-Dame du Crann ou Cram ou Cran-Huel (1535), fondée par les sires du Vieux-Chastel, seigneurs du manoir de Crann-Huel (ou Crannuhel) qui la font entièrement reconstruire entre 1530 et 1540 (l’ancienne chapelle existait dès le XIIIème siècle). Elle aurait été construite suite à son retour d’un pèlerinage aux lieux saints d’après l’inventaire des reliques insignes de la chapelle (reliques de plusieurs saints conservées dans un coffret d’argent).

 

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Il s’agit d’un édifice en forme de croix latine qui comprend une nef (obscure et lambrissé) de quatre travées avec bas-côtés et faux transept à l’aplomb de la quatrième avec choeur peu débordant. Entre les troisième et quatrième travées, se trouve un arc diaphragme.


 

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Le clocher à lanternons date du XVIIème siècle.

 

Sur la prédelle de l’autel, le martyre de saint Jean l’évangéliste plongé dans une cuve d’eau bouillante.

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Les retables datent du XVIème siècle : ils sont animés d’une foule de petits personnages qui font référence à la Bible, à l’Ancien et au Nouveau Testament.

 

Le retable de la Vierge à l’Enfant date du XVI-XVIIème siècle : la mère de Jésus est entourée de sept anges musiciens, à ses pieds se trouvent les quatre évangélistes (Luc et le taureau, Marc et le lion, Jean et l’aigle, Mathieu et l’ange) et de part et d’autre, douze apôtres occupent des petites niches superposées. Les panneaux des volets illustrent six scènes de la vie de la Vierge.

 

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Au-dessus, Dieu le Père est entouré de deux personnages non identifiés.

 

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Le retable de la Trinité renferme Dieu le Père, coiffé d’une tiare qui tient le Christ ressuscité : autour d’eux, des anges musiciens, les apôtres et des scènes de la vie de Jésus. La colombe, qui symbolisait le Saint Esprit, a aujourd’hui disparu.

Autour et devant sont suspendus des anges musiciens. Sur les montants, de petites niches accueillent les statuettes des douze apôtres.

 

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La chapelle est surtout célèbre pour ses vitraux admirablement conservés et dont certains sont datés de 1546, 1548, 1550 :

 Le vitrail du christ ressuscité

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Le vitrail de la Nativité (1546), attribué à un atelier quimpérois, retrace à travers deux scènes la naissance de Jésus: l’adoration des bergers (en haut) et l’adoration des mages (en bas).

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La Passion et le Jugement dernier de la maîtresse-vitre (avant 1573),d’influence rhénane et italienne, restauré en 2001

 

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Le martyre de saint Laurent (exécuté en 1548 d’après une gravure de Baccio Bandinelli gravée par Marc Antoine Raimondi),condamné à brûler sur un grill au IIIème siècle.

 

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Le transport du corps de saint Jacques le Majeur ,évoquant la fondation de Saint-Jacques-de-Compostelle.

 

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Le vitrail de la Vierge, nous décrivant la mort ou dormition de Marie, en présence des apôtres (régistre inférieur) et le couronnement de la Vierge (régistre supérieur).

 

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Le vitrail de Saint Eloi (daté de 1550 et marqué des initiales V. D., Vincent Desportes, peintre verrier de Châteauneuf du Faou, semble-t-il).

 

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Ces verrières ont été réparées à de nombreuses reprises et notamment en 1741 par Rougeron, peintre-verrier à Quimper, et de 1914 à 1918 par le peintre-verrier parisien Bonnot. La dernière restauration date de 2001.

 

Un détail du vitrail de la Vierge : la paire de lunettes d’un personnage, en haut, à gauche.

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La chapelle abrite les statues de saint Laurent, saint Jacques, saint Yves, saint Sauveur et de la Vierge-Mère. Au chevet, sont gravées les armes des Vieux-Châtel, seigneurs du Cran-Huel qui y avaient des droits honorifiques.

 

Il y avait jadis plusieurs pardons du Crann dans l’année. En 1772, on en dénombrait une quinzaine. Vers 1880, il n’y avait plus qu’un seul pardon en mai ou juin le jour de la sainte Trinité. Le pardon du Crann maintient une tradition unique aujourd’hui en Bretagne : l’offrande à la Vierge de trois mottes de beurre décorées, chacune d’elle représentant les habitants des trois quartiers de Spézet dénommés « Kost an dour », « Kost ar méné » et « Kost ar gorre ».

 

Voici une description de la chapelle vers le milieu du XIXème siècle :

 

« Elle avait cinq autels : le grand autel, l’autel Saint-Jacques, l’autel Saint-Laurent et deux autels anonymes. Au grand autel, on voyait du côté de l’évangile la statue de Notre-Dame du Cran et du côté de l’épître celle de la Sainte-Trinité. A l’autel Saint-Jacques du côté de l’évangile la statue de Saint-Eloi et du côté de l’épître celle de Saint-Jacques. A l’autel Saint-Laurent du côté de l’évangile la statue de Saint-Laurent et du côté de l’épître celle de Saint-Yves. Elle avait et possède encore de très beaux vitraux peints en très bon état de conservation, portant la date de 1548. L’un de ces vitraux représente la mort de la Sainte-Vierge : sur les genoux du Christ est assis un enfant nu. Elle possédait aussi un reliquaire d’argent dans lequel étaient renfermées plusieurs reliques, plus un grand chapelet composé de grains bruns qui avait la réputation d’être bon pour le mal des yeux ; la fabrique était dans l’usage d’en prêter trois ou quatre grains aux personnes qui avaient confiance en ce chapelet. On le prêtait gratuitement pour quinze jours, mais pas plus. Cette chapelle avait treize pardons par an. Le jour de la Trinité (grand pardon), le jour de la Purification, le jour de l’Annonciation, le jour de l’Assomption, le jour de la Nativité, le jour de la Conception, le lundi de Pâques, le jour de la petite fête Dieu, le jour de Saint-Marc, le lundi des Rogations, le jour de Sainte-Anne, le jour de Saint-Etienne et tous les samedis du Carême, excepté le premier et le dernier. La cloche de Notre-Dame du Cran s’appelait Marie Josèphe Joachim Anne. Elle eût pour parrain Messire Marc Dumméné du Perrier, seigneur, vicomte de Pemeurit, et pour marraine dame Julienne Ruclan, dame de la Vilmorel. La cérémonie fut faite en 1683, du temps de M. Morvan, recteur. On lisait sur cette cloche ces mots : Robert Morvan, fabrique, Christophe Boulic, curé, Yves Guern, prêtre. Cette chapelle avait aussi son cimetière à l’entour » (H. Diverrès – fin XIXème siècle)

 P.S. Un grand merci à la gentille dame qui nous a ouvert l’église alors que nous étions en dehors des heures prévues

 

Une petite promenade dans la forêt de Huelgoat pour apprécier la nature. Cette fprêt au relief tourmenté est traversée de cours d’eau aux profondes vallées et semée de gros bloc de granit.

Des sites pittoresques : la grotte d’Artus, la mare aux sangliers, le camp d’Artus.

 

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Nous terminerons par la visite de la chapelle de Saint-Herbot.

 

La chapelle de Saint-Herbot, ancienne église paroissiale, de plan rectangulaire à trois vaisseaux, date des XIVe et XVIe siècle et est de style gothique flamboyant.

 

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Son porche sud, de style italien (c’est une nouveauté à l’époque), contient des statues des Apôtres qui datent de 1498, alignées sur les deux côtés du porche sous leurs dais gothiques.

 

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Sur la façade du porche, un cadran solaire en schiste de 1587. Armes et hermines de Bretagne y sont aussi sculptées.

 

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La tour, haute de 30 mètres, n’a jamais porté de flèche mais possède à son sommet une galerie flamboyante et, à chaque angle, des pinacles.

 

Et ce croissant sur les clochetons du pignon.

 

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L’intérieur est remarquable par son chancel de style renaissance bretonne avec ses putti, ses grotesques, ses masques.

 

Le chancel est surmonté d’une poutre de gloire et entouré d’une clôture en bois de chêne de style renaissance, surmontée d’une Crucifixion et il possède une frise de panneaux sculptés du XVIe siècle séparés par des cariatides représentant les douze Sibylles et les douze Apôtres.

 

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Les personnages sont vêtus à la mode de la Renaissance.

 

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De part et d’autre de la porte d’entrée du chancel qui donne accès au chœur, on voit encore les deux tables de pierre sur lesquelles les éleveurs venaient déposer leurs offrandes et déposer des touffes de crins prises à la queue des bœufs et des vaches et offertes par les paysans afin d’obtenir la protection de saint Herbot, patron des bêtes à cornes.

 

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La maîtresse-vitre est le vitrail de la Passion ; il date de 1566 et est dû au maître verrier Thomas Quemeneur.

 

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Un retable : saint Yves entre le riche et le pauvre

 

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Pour compléter :

 

http://www.petit-patrimoine.com/fiche-petit-patrimoine.php?id_pp=29278_1

 

http://www.infobretagne.com/spezet.htm

 

http://patrimoine.region-bretagne.fr/sdx/sribzh/main.xsp?execute=show_document&id=MERIMEEIA00005062

 

http://lebihanvitraux.over-blog.fr/article-spezet-chapelle-notre-dame-du-cran-72242812.html

 

http://vitrail.ndoduc.com/vitraux/htm7/eg_NDCrann.htm

 

http://vitrail.ndoduc.com/vitraux/htm8/eg_NDCrann_0.htm

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Herbot

 

http://www.infobretagne.com/enclos-saint-herbot.htm