Ancolies

Fin mai au jardin.

 

Les premières fleurs de la saison terminent lentement leur floraison.

 

C’est le cas de ces ancolies.

 

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Nom latin de la plante :Aquilegia
Nom commun : Ancolie, Gant de Notre-Dame
Nom commun anglais: Columbine.

Pour compléter :

 

http://abiris.snv.jussieu.fr/herbier/Ancolie_commune.html

 

http://www.florealpes.com/fiche_ancoliecomune.php?photonum=3#visuphoto

 

 

 

Francis JAMMES

Recueil : « Clairières dans le ciel »

Deux ancolies se balançaient sur la colline.
Et l’ancolie disait à sa sœur l’ancolie :
Je tremble devant toi et demeure confuse.
Et l’autre répondait : si dans la roche qu’use
l’eau, goutte à goutte, si je me mire, je vois
que je tremble, et je suis confuse comme toi.

Le vent de plus en plus les berçait toutes deux,
les emplissait d’amour et mêlait leurs cœurs bleus.

 

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Libellules en mai

Ce lundi de Pentecôte, il fait chaud, même caniculaire !

 

La mare, bien ensoleillée, sert de décors à un joli ballet de libellules.

 

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J’ai ainsi dénombré 7 couples d’agrions jouvencelles (Coenagrion puella) occupés à pondre parmi les aloès d’eau (Stratiotes aloides) et les lentilles d’eau. Quelques mâles tournoient autour de ces couples, prêts à prendre la relève.

 

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Les agrions au corps de feu (Pyrrhosoma nymphula) sont moins nombreux. J’en dénombre 3 couples ainsi que quelques mâles qui sont plutôt batailleurs.

 

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Celui-ci m’a débusqué et ne me quitte pas du regard.

 

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Sur une tige de renoncule, de plus petite libellules, sans doute de la famille des lestes (Sympecma sp.) attendent patiemment que leurs ailes soient aptes à l’envol.


 

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Petit complément (01-06-2012)


 

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Marpissa muscosa

Elle explorait notre maison. Je l’ai capturée à l’aide d’un verre et d’une feuille de carton.

 

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Le temps de prendre l’appareil photo et de l’examiner sous toutes les coutures.

 

J’ai d’ailleurs l’impression qu’il lui manque une patte !

 

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Identification probable : une araignée sauteuse (Marpissa muscosa)

 

Cette araignée a une taille d’environ 8 mm, de grands yeux, des pattes courtes et robustes, striées. Le céphalothorax est sombre avec une dominante brune et porte des bandes de poils clairs. L’abdomen peut varier du gris au brun.

 

Elle tisse une grande toile serrée, souvent sous l’écorce ou dans les fentes de l’écorce, dans les vieux résineux et les pierres de clôture. Parfois aussi sur les murs des maisons en pierre ou en bois et même dans les maisons.

 

C’est une espèce très commune.

 

Anglais : Jumping Spider

 

Néerlandais : Schorsmarpissa

 

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Pour compléter :

 

http://richardunord6.skynetblogs.be/tag/marpissa%20muscosa

 

http://mowdesign.blogspot.com/2010/12/digital-macro-insect-photography-67.html

 

http://www.galerie-insecte.org/galerie/marpissa_muscosa.html

 

http://reptiliarea.forumactif.com/t231-yeux-de-marpissa-muscosa

 

http://www.youtube.com/watch?v=r2o1UW6r_QQ

 

http://nature-biodiversite.forumculture.net/t815-araignee-sauteuse-marpissa-muscosa-male

 

http://www.afblum.be/bioafb/especes/araignee/araignee.htm

 

http://arachno.piwigo.com/index?/tags/38-marpissa_muscosa

 

 

 

 

 

 

 

 

Promenade dans les fagnes

Petite promenade en fagnes, autour de la Baraque Michel.

De magnifiques paysages remis progressivement en valeur en supprimant les résineux.

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Petite histoire du lieu

Nous sommes à la limite des communes de Waimes et Jalhay, sur le territoire de Jalhay.

Au XVllle siècle, Michel Schmitz de Sinzig en Rhénanie s’installa à Herbiester près de Jalhay. Errant souvent en Fagne il faillit s’y égarer un jour de brume. Ayant retrouvé son chemin à la tombée de la nuit, après avoir rendu grâce à la Vierge, il planta son bâton à cet endroit et promit d’y construire une hutte et de consacrer le reste de ses jours au sauvetage des voyageurs égarés. Ce qu’il fit de 1808 jusqu’à sa mort en 1819.

Michel Schmitz qu’on appelait Michel de la Baraque ou Michel von der Brack (Brack désignant une terre sans valeur) donna son nom à l’endroit. A sa mort, sa femme et ses enfants envisagèrent de transformer la hutte en auberge. Initiative d’autant plus bienvenue que l’auberge « Peterhuis » ou « Mon Piette » au nord de la Fagne avait disparu. Ce projet fut facilité par l’intervention du chevalier Fischbach dont les Schmitz avaient sauvé le beau-père, Monsieur de Rondchêne. La hutte en torchis fut remplacée par une petite maison en pierre pourvue d’une cloche au millésime 1589.

Les Schmitz s’engagèrent à faire sonner la cloche tous les soirs et spécialement les jours d’hiver et de brouillard. Un registre appelé « Livre de Fer » témoignait ainsi du sauvetage de 120 personnes. En 1856 avec la construction de la route Eupen-Malmedy, les Schmitz allaient cesser de jouer le rôle de sonneur. L’auberge est transformée en relais pour les malles-postes prussiennes. En 1889 un incendie ravage l’auberge qui sera reconstruite et agrandie plus tard (1929). Le dernier Schmitz s’éteignit en 1894. Dans l’avant-cour une croix rappelle la mort subite en 1860 d’Anne-Catherine Sarlette, servante à la Baraque. En 1893 les Prussiens construisirent une tour de mesurage à proximité. Cette tour dut être remplacée en 1909. En 1933. les Belges édifient la tour métallique.

Avant 1919, la Belgique culminait à 674 mètres (Baraque Michel)… après – sauf pendant la deuxième guerre – elle culmine à 694 mètres (Signal de Botrange). Sans phénomène géologique particulier… tout juste une petite annexion de territoire appartenant alors à la Prusse.


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P.S.


Aujourd’hui, c’est mon anniversaire.


Il ya cinqunte ans, j’avais vingt ans!


Que le temps passe vite!



Au bord de la Hoëgne

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Le 20 septembre 1899, la reine Marie-Henriette, en séjour à Spa, inaugurait un premier tronçon de la promenade de la Hoëgne, de Belleheid à la cascade dédiée à son époux, le roi Léopold II. Quatre ans plus tard, le tracé est doublé et prolongé jusqu’à La Vecquée d’où le promeneur peut rejoindre la gare de Hockay. Un premier pas royal qu’emboîteront des dizaines de milliers de randonneurs durant un siècle.

Du pont de Belleheid à celui du Centenaire, sur l’ancienne commune de Sart (désormais Jalhay), les quelque 4 kilomètres de promenade s’étirent de part et d’autre de cette Hoëgne qui prend sa source au-delà de la Baraque Michel et se jette dans la Vesdre à Pepinster.

Depuis le XIXe siècle, écrivains, poètes ou peintres se sont faits les chantres émerveillés de cette rivière unique dans notre pays, qui emprunte au torrent sa sauvagerie, toute piquée de rochers de quartzite et de cascades aux eaux vives. En 1806, le touriste peintre Jean Wolf est frappé de la grandeur et de la beauté du spectacle tandis que le «Guide de Spa» de 1847 parle du Trou de la Hoëgne roulant avec fracas à travers des masses énormes de rochers.

Plus tard, des peintres comme Jean Henrard, Joseph Krins ou Victor Renson exécutent des tableaux de valeur à partir des plus beaux points de vue de la vallée.

Eté comme hiver, la Hoëgne voyait défiler des dizaines de milliers de touristes, mais, revers d’une telle affluence, au fil des années, ses sentiers devenaient impraticables.

Une commission du centenaire, composée d’associations et de passionnés de ce patrimoine, sous les auspices de l’administration communale de Jalhay, lui a rendu son caractère naturel et sauvage.

Ponts et balustrades ont été réparés, les abords nettoyés, les sentiers débarrassés de ces eaux qui les rendaient boueux.

 

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Un montage vidéo des photos de notre promenade du pont de Belleheid au pont du Centenaire :

 

 

 

http://youtu.be/RcGs5MyZFYI

 

 

 

En promenade

Quelques photos récoltées lors d’une promenade dans les bois de Polleur.

 

Le sceau de salomon est souvent rencontré au pied des haies..

 

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Identification possible : Polygonatum multiflorum (L.) assez courant en mai-juin dans les forêts à humus doux et en bordure des haies.

 

Néerlandais : Veelbloemige salomonzegel

 

En ce mois de mai, le genêt (Genista sp.) décore le bord des routes.

 

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Néerlandais:Brem

 

Le bouton d’or (Ranunculus sp.) lui fait concurrence dans la décoration du paysage.

 

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Dans le sous-bois, une dernière fleur bleue indique que le printemps est déjà bien entamé.

 

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Et sur le chemin, ce petit crapaud qui reste immobile à notre approche, pour s’enfuir dès que nous nous sommes éloignés. Sans doute un crapaud commun avec une couleur tirant vers le brun rougeâtre.

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