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Bordeaux

Pour si retrouver par ordre chronologique

 

1 Bordeaux: une escapade au… 09/05/11
2 Bordeaux, escapade au… 10/05/11
3 Bordeaux, escapade au… 13/05/11
4 Bordeaux, escapade au… 14/05/11
5 Bordeaux, escapade au… 15/05/11
6 Bordeaux, escapade au… 16/05/11
7 Bordeaux, escapade au… 17/05/11
8 Bordeaux, escapade au… 18/05/11
9 Bordeaux, escapade au… 19/05/11

 

 

     
     
     
     
     
     
     
     
     

 

Bordeaux, escapade au soleil (9)

 

Vendredi 6 mai

 

Quartier libre

 

Nous en profitons pour visiter l’église Saint-Bruno, ancienne chapelle d’un couvent de chartreux, de style baroque inspiré de la Renaissance italienne Elle est la première église de la contre-réforme construite à Bordeaux..

 

Sa façade élégante est richement ornée, avec une niche abritant une Vierge à l’enfant en pierre de Taillebourg.

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La nef unique, voûtée en berceau, est fortement marquée par le style italien pré-baroque. Les murs et la voute sont décorés de peintures à la fresque. Ces peintures ont été souvent restaurées.

 

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Le retable, en pierre de Taillebourg et en marbres de différentes natures, est à deux étages.

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Le premier, consacré à la Vierge Marie, est occupé par un tableau de l’Assomption signé en 1673 par Philippe de Champaigne.

 

Ce tableau est encadré de deux statues, l’une, la Vierge Marie, sculptée par Pietro Bernini, et l’autre, l’Ange Gabriel, sans doute par son fils Gian Lorenzo, le Bernin.

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Le second étage est occupé par une toile représentant l’Esprit saint.

 

Ce retable dissimule un orgue.

 

Les stalles sont remarquables.

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Dans une chapelle annexe, une jolie Piéta.

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Une autre curiosité de Bordeaux : l’architecture ultra-moderne du Tribunal de Grande Instance, conçu par l’anglais Richard Rogers, co-auteur du centre Pompidou à Paris.

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A l’intérieur de cette structure vitrée se font face les deux éléments qui organisent le projet : l’aile des bureaux comprenant quatre étages de bureaux encloisonnés et un de bureaux paysagés, séparé par un atrium des sept coques de bois contenant les neuf salles d’audience. Ces coques s’élancent vers le ciel, perçant le toit de la structure, rappelant vaguement la forme de bouteilles de vins. Ces sept cônes tronqués font échos à la fois aux tours du fort du Hâ et aussi aux flèches de la cathédrale Saint-André.

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Richard Rogers a aussi une approche écologique du projet.Il s’est résolu à utiliser des matériaux naturels en ce qui concerne les salles d’audience, entièrement composées de bois, et pour le cuivre de la toiture.

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Juste à côté, les vestiges du fort du Hâ construit par Charles VII, pour se protéger des invasions venues du sud.

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Pour conclure :

Merci à Geneviève qui a préparé ce voyage de notre groupe.

 

 

 

 

Merci à notre guide, Brigitte pour les 4 journée passées ensemble.

 

Excellent séjour au Novotel situé à 5 minutes de la Cathédrale, avec un petit déjeuner copieux..

 

Les restaurants appréciés :

 

Le Bistro du Musée

Le Bistrot d’Edouard, avec une découverte de Saint-Jacques à la bordelaise

Le Restaurant du Loup

La Belle Epoque

Le Médiéval (à St-Emilion)

 

Une référence :

 

« Bordeaux, un tour de ville en 101 monuments », numéro hors-série, 5ème édition, le festin, revue des Patrimoines, des Paysages et de la Création en Aquitaine.

 

 

Bordeaux, escapade au soleil (8)

 

Jeudi 5 mai

 

La journée se termine par la visite du Grand Théâtre et du musée des Arts décoratifs.

 

Le Grand Théâtre est l’oeuvre majeure de l’architecte Victor Louis. Les travaux débutèrent en 1773 ; après de nombreuses difficultés dues entre autres à l’instabilité du sol et à la découverte de ruines antiques, il fût inauguré en 1780.

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Sa façade est constitué de 12 colonnes corinthiennes au-dessus desquelles sont alignées 12 statues: 9 muses et 3 déesses de la mythologie antique: Euterpe (musique), Uranie (astronomie), Vénus (déesse de l’amour), Calliope (poésie épique et éloquence ), Terpsichore (danse), Melpomène (Tragédie), Thalie (comédie), Polymnie (rhétorique), Junon (déesse de la fécondité), Minerve (déesse de la guerre), Erato (poésie lyrique) et Clio (histoire).

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Dès l’entrée, la mise en scène imaginée par l’architecte guide le visiteur au coeur d’un parcours initiatique. Après un vestibule remplis de colonnes doriques, l’escalier monumental éclairé zénithalement conduit à l’étage.

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Si celui-ci emmène évidemment le spectateur en direction des loges, sa largeur considérable, ses rampes basses et sa division en deux volées latérales lui confèrent une fonction notable : mettre en scène l’aristocratie, laquelle se devait d’être vue.

 

Un peu moins d’un siècle plus tard, cet escalier inspirera Charles Garnier pour le dessin de celui de l’Opéra de Paris.

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La porte d’apparat devant laquelle l’escalier se divise laisse admirer deux merveilleuses cariatides sculptées par Berruer : Thalie et Melpomène, muses de la comédie et de la tragédie.

 

Ici aussi le décor est dans la grande tradition de la stéréotomie française.

 

Dans le salon, les ors scintillent autour d’un plafond joliment décoré.

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Pour compléter :

 

 

http://www.opera-bordeaux.com/grand-theatre-histoire.html

 

Bordeaux, escapade au soleil (7)

 

Jeudi 5 mai

 

Visite du Bordeaux du XVIIIème siècle.

 

De l’église Notre-Dame au Grand Théâtre, le Siècle d’or déploie ici son élégante suprématie. On y découvre les chefs-d’oeuvre de Victor Louis, combinés à la vision de l’intendant Tourny.

 

Un premier monument, le Théâtre Français, avec sa façade convexe et bombée comme la proue d’un navire. Construit sur un terrain en forme de triangle isocèle, l’aspect angulaire est adoucit par les colonnades, l’une, dorique, au rez-de-chaussée, l’autre, ionique, à l’étage.

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La cour Mably est le vestige d’un couvent du XVIIème siècle ; en la traversant, on aperçoit le clocher de l’église Notre-Dame.

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Cette église dépendait du couvent des Dominicains.

 

La façade présente deux niveaux distincts bien séparés par une frise à rinceaux. Elle est richement ornée de deux étages de pilastres et de colonnes superposées et accouplées.

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A cette surcharge décorative de la façade s’oppose la rigueur monumentale de l’intérieur. On note les somptueuses grilles en fer forgé et la tribune d’orgue. Les balcons arrondis qui l’accompagnent comptent parmi les chefs-d’œuvre de la stéréotomie bordelaise.

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Le passage Sarget, construit en 1878, nous permet de rejoindre le cours de l’Intendance.

 

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Continuant vers la Garonne, nous voici sur le cours du Chapeau-Rouge, et bientôt devant l’îlot Louis, aux façades particulièrement remarquables.

 

Une porte entrouverte nous permet de voir le hall d’entrée de l’hôtel Saige qui s’inspire directement du Palais Mancini à Rome.

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Plus loin, place de la Bourse, nous entrons dans le hall de l’hôtel Boyer-Fonfrêde . L’escalier, conçu par Louis, déroule toujours son incroyable spirale, s’élançant du sol au troisième niveau sans aucun appui.

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Une petite pause à « La belle époque », en bordure de l’esplanade des Quinconces, la plus grande place de la ville : 380 m de large sur 400 de long.

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Deux colonne recadrent l’espace du côté du fleuve. Ces deux élégants fûts de 21 m de hauteur en forme de phares, garnis de rostres (proue de navires) et d’ancres marines, supportent les allégories du Commerce et de la Navigation.

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En vis-à-vis, à l’autre extrémité de l’esplanade, une énorme colonne de pierre est surmontée de la statue du Génie de la liberté brisant ses fers.

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Pour compléter :

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89glise_Notre-Dame_de_Bordeaux

 

http://www.uquebec.ca/musique/orgues/france/bordeauxnd.html

 

Bordeaux, escapade au soleil (6)

 

Mercredi 4 mai

 

Dans l’après-midi, nous continuons notre ballade pédestre.

 

Les églises ne manquent pas !

 

Voici l’église des Jésuites dédiée à saint François Xavier ; elle fut érigée en 1676.

 

 

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Une déception ! En cette période qui suit la fête de Pâques, le retable baroque du choeur est recouvert d’une draperie. Nous ne verrons donc pas ce groupe sculpté dédié à l’Apothéose de saint François Xavier.

 

La maison de Jeanne de Lartigue date du XVIème siècle ; elle a conservé une partie de son décor Renaissance.

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Desservies par un escalier latéral, deux galeries superposées, l’une en pierre, l’autre en bois, sont portées par deux axes en plein cintre. Celle du premier niveau est décorée de deux sculptures représentant le buste d’un guerrier et d’une guerrière revêtus d’une cuirasse.

 

Nous atteignons enfin l’église Saint-Michel. Il est 17h30, heure ultime pour la visite. Notre groupe est accueilli très froidement par le préposé qui nous laisse royalement 5 minutes pour en admirer l’intérieur.

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L’édifice religieux de style gothique flamboyant présente un portail central en arc brisé agrémenté de fines sculptures murales

 

L’intérieur de la Basilique, quant à lui, est composé de trois nefs de quatre travées. En 1475, on a construit des chapelles latérales. La première chapelle du bas-côté droit est la plus intéressante. Il est possible d’y découvrir une très belle statue de sainte Ursule abritant mille vierges sous son manteau.

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La tribune d’orgues et la chaire datent du XVIIIème siècle. La chaire est simplement magnifique avec sa structure en acajou et ses panneaux de marbre. Une statue de saint Michel terrassant un dragon domine l’ensemble.

 

Des vitraux anciens détruits en 1940 ont été remplacés par des verrières modernistes dues à l’artiste Max Ingrand.

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Le clocher forme une structure indépendante du sanctuaire. Situé à plusieurs dizaines de mètres du portail principal, il est dû à l’architecte Jean Lebas. Cantonné de contreforts et de pinacles, il supporte une flèche ajourée édifiée de 1861 à 1869 par Paul Abadie. Haute de 114,60 mètres, elle est le plus haut clocher du midi de la France. Il abrite un carillon de 22 cloches.

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L’église Saint-Michel — devenue basilique mineure en 1903 — est inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1998 au titre des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France3

 

 

En retournant vers l’hôtel, nous jetons un rapide coup d’oeil sur la porte Saint-Eloi dite aussi la Grosse Cloche. C’est la plus emblématique des portes de Bordeaux, celle qui figure sur les armoiries de la ville depuis le Moyen Age.

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Pour compléter :

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Basilique_Saint-Michel_de_Bordeaux