Fuligule morillon

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Ce « canard plongeur » est indigène (quoique, comme toujours avec les canards, des échappés de captivité et animaux semi-domestiqués circulent aussi), mais d’arrivée récente en Région de Bruxelles-Capitale: nicheur à Bruxelles depuis le début des années 1980.

 

Le fuligule morillon (Aythya fuligula) se nourrit surtout de mollusques, petits crustacés, larves d’insectes, petits poissons et têtards. Les contributions végétales n’interviennent qu’en été.

 

Le mâle dans son ensemble est noir, hormis les flancs et le ventre blancs. Une huppe noire pend sur la nuque, le bec est gris sauf l’extrémité noire, séparée par une fine ligne blanche. Les pattes palmées sont grises. Les yeux sont jaunes.

 

La femelle a un plumage brun dessus et brun plus clair dessous, un bec et des yeux de même couleur mais sa crête est plus courte. On note parfois une tache blanche à la base du bec. En vol, les deux sexes montrent une barre alaire blanche.

 

Le fuligule morillon change de partenaire chaque année. Les couples se forment à la fin de l’hiver ou au début du printemps. Le nid est une petite plate-forme d’herbe et de roseaux garnie de duvet située près de l’eau, à même le sol dans la végétation herbacée.

 

En mai-juin, la femelle pond de 6 à 11 œufs dont l’incubation dure entre 23 et 28 jours.

 

Elle s’occupe seule des œufs et les couvre d’une couche de duvet isolant lorsqu’elle s’absente du nid. Les canetons quittent rapidement le nid après la naissance. L’envol s’effectue au bout de 40-45 jours après l’éclosion. On ne compte qu’une seule ponte par an.

 

Comme la majorité des anatidés, le fuligule morillon fréquente les eaux libres ainsi que les rivières larges. En hiver, il pousse des incursions jusque dans les villes où on le retrouve principalement sur les grandes pièces d’eau des parcs ou a proximité des ponts qui enjambent les cours d’eau.

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Pour compléter:

 

http://www.oiseaux.net/oiseaux/fuligule.morillon.html

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Fuligule_morillon

 

http://www.protectiondesoiseaux.be/index.php/faune/51-ooiseauxeurope/310-fuligule-morillon-aythya-fuligula

 

http://environnement.wallonie.be/ong/refuges/morillo.html

 

http://www.maisondelapeche.be/Fr/Fuligule-morillon_177_7.html

 

http://www.marchelibre.be/Voliere/fulmorillon.htm

 

http://www.centrepaulduvigneaud.be/biodiversite/oieau.html

 

 

 

 

 

Ouette d’Egypte

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Une autre espèce invasive: l’ouette d’Egypte (Alopochen aegyptiacus) qui squatte les étangs bruxellois au détriment des espèces locales.

 

Cette grande oie, haut sur pattes, brun fauve avec des lunettes couleur chocolat et une tâche sombre au bas de la poitrine est originaire d’Afrique. Le bec et les pattes sont roses. Les sexes sont semblables.

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Introduite en Grande-Bretagne, elle s’y est acclimatée et s’est répandue aux Pays-Bas. Elle niche également en nombre dans la région bruxelloise.

 

Les querelles sociales de cette espèce provoquent de nombreux cris. Le mâle pousse un sifflement rêche alors que la femelle émet un caquetage grinçant, déchirant presque un braiment : « Honk-haah-haah-haah ».


Elle peut vivre jusqu’à l’âge de 25 ans.


Le régime de cette espèce est composé d’herbes, de feuilles, de graines et de céréales. Bien que l’ouette d’Egypte mange le plus souvent en couple ou en groupe familial, de grandes troupes investissent parfois les champs de céréales. Elle se nourrit alors pendant une heure ou deux, puis se repose avant de repartir.


La période de reproduction en Europe est limitée aux mois de Mars et Avril. Le nid est situé à terre dans les buissons, dans une cavité d’arbre, de falaise, ou de bâtiment jamais très éloignée de l’eau. La femelle construit un nid à l’aide de brindilles et de feuilles, puis le garnit de duvet. Elle y pond de six à douze œufs de couleur blanc jaunâtre dont l’incubation dure entre 28 et 30 jours. Les jeunes n’acquièrent leur totale autonomie et ne sont capables de prendre leur envol qu’au bout de 10 semaines.

 

Les populations sauvages de cette espèce sont de nos jours principalement limitées à l’Afrique sub-saharienne. Son aire de répartition naturelle a cependant, par le passé, englobé une grande partie de l’Afrique du Nord, la Palestine et la Syrie. Elle aurait même été présente en Europe le long de la vallée du Danube jusqu’au début du 18e siècle.


Cette espèce est depuis très longtemps fréquente en collection; des oiseaux échappés ont établi des populations férales (c-à-d retournées à l’état sauvage) nicheuses dans plusieurs pays d’Europe.

 

En Belgique, le premier cas connu de nidification en nature date du printemps 1982; la population nicheuse se compte actuellement en centaines de couples.

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Revoir:

 

http://papylou.lalibreblogs.be/tag/ouette+d%27egypte

 

http://papylou.skynetblogs.be/post/6419893/une-autre-invasion-

 

 

Pour compléter:

 

http://jacques-passion-pictures.skynetblog.be/post/7426964/affut-aux-etangs-du-rougecloitre

 

http://www.aves.be/index.php?option=com_otf_gallery&album=/Ouette%20d%27Egypte/

 

http://environnement.wallonie.be/ong/refuges/ouette.html

 

http://biodiversite.wallonie.be/especes/exotiques/oiseaux.html

 

 

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Bernache du Canada

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On la rencontre en bordure de tous les étangs de la région bruxelloise.

 

Elle est photographiée ici aux étangs de Woluwe et de Tervuren.

 

C’est la bernache du Canada (Branta canadensis) qui fût importée il y a bien longtemps pour décorer les parcs.

 

Après une première mention en 1973 et une période de présence très sporadique dans la nature, la bernache du Canada a connu une explosion démographique et géographique considérable, à tel point qu’elle est aujourd’hui un des anatidés (canards, oies et cygnes) nicheurs les plus communs de Belgique, avec le canard colvert.

 

Les bernaches que l’on trouve à l’état sauvage actuellement proviennent en effet d’individus domestiques.

 

Les espèces invasives mettent l’amoureux de nature devant un choix très désagréable. Le choix entre le respect absolu de la vie et celui du maintien de la diversité biologique.

 

Choisir de ne rien faire, de ne pas limiter les populations de bernaches du Canada, c’est en effet prendre le risque de voir toute une série de lieux humides perdre leur richesse naturelle, c’est accepter de diminuer les chances des oiseaux d’eau indigènes sur nos étangs…

 

Les autorités de la Région flamande ont choisi : des campagnes d’éradication sont organisées pour empêcher l’explosion de la population de bernaches du Canada.

 

 

(Source: Natagora)

 

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Revoir:

 

http://papylou.lalibreblogs.be/archive/2007/11/20/bernache-du-canada.html

 

Pour compléter:

 

http://www.natagora.be/fileadmin/Natagora/Climat/PDF_Climat/Bernaches_et_raton_laveur_Magazine_Natagora.pdf

 

http://biodiversite.wallonie.be/organisations/OFFH/progISB/oiseaux/bernache1.html

 

http://www.oiseaux.net/oiseaux/bernache.du.canada.html

 

http://www.oiseau-libre.net/Oiseaux/Especes/Bernache-du-canada.html

 

http://www.centrepaulduvigneaud.be/biodiversite/oieau.html#f

 

 

A visiter:

 

http://www.plume-de-ville.fr/balcon_journal.html#mupd

 

http://www.cowb.be/menu.htm

 

http://www.cowb.be/papillons-silex.htm